La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

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Message  Loatse le Lun 5 Déc - 14:55

une guerre humanitaire par définition ça n'existe pas... et ce n'est pas demain que l'otan ira se frotter aux russes... sauf si celle-ci est suicidaire....

je m'en vais donc dormir sur mes deux oreilles là....

zzzzzz ciboulette et non2

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Lun 12 Déc - 10:33

L’OTAN suspend ses projets militaires et renforce la guerre économique contre la Syrie
par Thierry Meyssan le 9 décembre 2011

Alors qu’elle appliquait jusqu’à présent le scénario de l’intervention militaire humanitaire qui avait fait ses preuves en Yougoslavie et récemment en Libye, l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord doit revoir sa copie en Syrie. Désormais il s’agira d’appliquer la même stratégie que pour l’Irak : mettre le pays en état de siège au mépris des populations pour l’affaiblir suffisamment avant le prochain assaut.


La secrétaire d’Etat Hillary Clinton lors du Saban Forum, Washington, 3 décembre 2011.
L’OTAN est en train de revoir sa stratégie syrienne. Après huit mois de guerre de basse intensité et malgré l’infiltration de très nombreux combattants arabes et pachtounes, la société syrienne ne s’est toujours pas fracturée. Certes, quelques affrontements confessionnels ont eu lieu à Deraa, Banyas et Homs, mais ils ne se sont pas étendus et n’ont pas perduré. Pour l’Alliance, il est illusoire de croire pouvoir susciter rapidement une guerre civile qui puisse justifier une « opération humanitaire internationale ».

Ce constat intervient alors que la coalition militaire ad hoc est en crise. Lors de la guerre contre la Libye, l’initiative avait été assumée par la France et le Royaume-Uni. Cependant, les deux poids lourds européens en la matière s’étaient avérés incapables de mobiliser les moyens nécessaires. En réalité, les trois quart de l’effort de guerre avaient été fournis ou financés par le Pentagone. Surtout, le déploiement de dispositifs incomplets aurait pu tourner au désastre si la Libye avait décidé d’attaquer les bateaux et les hélicoptères de l’Alliance [1]. Le problème est beaucoup plus grave avec la Syrie, dont la population est quatre fois plus nombreuse que celle de la Libye, et dont l’armée est aguerrie par les précédents conflits régionaux.

Il avait donc été convenu de renforcer le tandem franco-britannique en lui adjoignant l’Allemagne. Un accord tripartite aurait dû être négocié le 2 décembre à l’occasion de l’anniversaire décalé du Traité de Lancaster House [2] qui fixa l’organisation des forces de projection jointes franco-britanniques et scella le sort de la Libye [3]. Or, ce sommet a été annulé. En pleine crise économique occidentale, Berlin n’entend pas engager des dépenses de guerre sans garanties de retour sur investissement.

La rationalité budgétaire allemande bouscule les rêves épiques du complexe militaro-industriel américano-israélien. Le départ de Robert Gates et l’ascension d’Hillary Clinton ont illustré le retour sur la scène mondiale du projet de « remodelage du Moyen-Orient élargi » et son extension à l’Afrique du Nord. Cette doctrine, dérivée de la pensée impériale de Leo Strauss, se présente comme une perpétuelle fuite en avant, la guerre n’ayant plus d’autres objectifs qu’elle même. Elle convient parfaitement à l’économie de guerre des États-Unis, mais pas du tout à l’économie industrielle pacifique allemande.

Le projet de guerre conventionnelle contre la Syrie pose de nombreuses questions économiques. Aucune nation européenne n’y trouvera d’intérêt à court ou moyen terme, mais beaucoup peuvent y perdre. Dans le cas libyen, des hommes d’affaire britanniques et français ont pu encaisser des dividendes immédiats en renégociant de manière avantageuse leurs concessions pétrolières, tandis que les Turcs et les Italiens ont été les dindons de la face, perdant presque tous leurs marchés dans leur ancienne colonie.

En attendant qu’une coalition militaire ad hoc soit formée, l’OTAN s’est provisoirement repliée sur la guerre économique. Elle entend assiéger la Syrie, lui couper toute possibilité commerciale aussi bien à l’import qu’à l’export, et saboter ses moyens de production. Sous le vocable bien-pensant de « sanctions », les États de l’Alliance et leurs vassaux de la Ligue arabe ont déjà institué un gel bancaire qui interdit le commerce de commodités. Ils se concentrent maintenant sur la fermeture des voies de communication, notamment les lignes aériennes, et le retrait des multinationales, principalement les compagnies pétrolières. Ainsi, après Shell et Total, Petro-Canada se retire, fermant derrière elle la centrale qui alimente en électricité la ville de Homs.

Surtout, la première action de sabotage d’envergure a débuté contre le pipe-line approvisionnant cette même centrale électrique afin qu’il ne soit pas possible de la faire fonctionner en l’absence des ingénieurs canadiens. Cette action a été revendiquée par l’Armée syrienne libre, sans qu’il soit possible de savoir de qui elle est vraiment l’œuvre : de militaires félons, de mercenaires d’Al Qaida ou de commandos atlantiques.

On n’observe pour le moment aucune pénurie en Syrie, hormis en matière de mazout et d’électricité. Pour pallier au choc du siège, Damas met en place de nouveaux échanges avec Beijing. L’embargo bancaire impose qu’ils s’effectuent sous forme de troc, comme la Chine le fait déjà avec l’Iran. Ce système devrait permettre à la Syrie de sauver son économie, à l’exception du secteur touristique durablement sinistré.

Quoi qu’il en soit, le siège de la Syrie a déjà fait de nombreuses victimes économiques en Turquie. L’annulation du traité de libre-échange et l’instauration de droits de douane prohibitifs ont ruiné les régions frontalières. Et si les Syriens acceptent d’endurer des privations pour sauver leur patrie, les Turcs ne sont pas prêts à subir le même sort pour les ambitions de l’OTAN.

En outre, ce changement de stratégie place le Conseil national syrien en porte à faux. Les politiciens qui revendiquaient une forme d’action non-violente inspirée des révolutions oranges de Gene Sharp [4] sont contraints d’assumer des sabotages revendiqués par les combattants de l’Armée syrienne libre. Le conflit est d’autant plus vif que les uns et les autres sont basés à Istanbul et appelés à se côtoyer.

La suspension du plan d’intervention militaire internationale a été confirmée par le retour à Damas des ambassadeurs des États-Unis, de France et d’Allemagne. Elle implique une inflexion de la campagne médiatique. D’ores et déjà, les médias anglo-saxons ont abandonné les références aux accusations les plus outrancières et les moins crédibles lancées contre Bachar el-Assad, telle que celle de faire torturer des enfants. Le département d’État lui-même ne décrit plus le président syrien comme un monstre, mais comme un homme « déconnecté de la réalité » (sic) [5]. Son cas ne nécessite donc plus de traitement urgent. Au demeurant, la révélation par divers journalistes de la réalité syrienne, à mille lieues de l’image de propagande véhiculée depuis huit mois [6], rend un moment de silence indispensable.

Thierry Meyssan

[1] « La guerre de Libye aurait pu mal tourner pour les Alliés », Réseau Voltaire, 9 novembre 2011.

[2] « Déclaration franco-britannique sur la coopération de défense et de sécurité », Réseau Voltaire, 2 novembre 2010.

[3] « Washington regarde se lever "l’aube de l’odyssée" africaine », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 mars 2011.

[4] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[5] « Daily Press Briefing », Département d’État, 6 décembre 2011.

[6] « Запад и ближневосточные монархии жаждут сожрать Сирию », par Thierry Meyssan, Komsomolskaia Pravda, 29 novembre 2011.
http://www.voltairenet.org/L-OTAN-suspend-ses-projets

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Message  Non2 le Dim 18 Déc - 12:41

L’Armée syrienne libre est commandée par le gouverneur militaire de Tripoli
par Thierry Meyssan, le 18 décembre 2011

À la faveur du « printemps arabe » et des interventions de l’OTAN, officielles ou secrètes, le Qatar tente d’imposer partout où il le peut des dirigeants islamistes. Cette stratégie l’a conduit non seulement à financer les Frères musulmans et à leur offrir Al-Jazeera, mais aussi à soutenir les mercenaires d’Al Qaida. Ces derniers encadrent désormais l’Armée syrienne libre. Cependant, cette évolution soulève de vives inquiétudes en Israël et parmi les partisans du « choc des civilisations ».

Aldelhakim Belhaj, leader historique d’Al Qaida en Libye, gouverneur militaire de Tripoli, chef de l’Armée syrienne libre.
Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies s’affrontent sur l’interprétation à donner des événements qui endeuillent la Syrie. Pour la France, le Royaume-Uni et les États-Unis, une révolution agite le pays, dans le prolongement du « printemps arabe », et fait l’objet d’une répression sanglante. Au contraire, pour la Russie et la Chine, la Syrie fait face à des bandes armées, venues de l’étranger, qu’elle combat maladroitement en faisant des victimes collatérales parmi la population civile qu’elle tente de protéger.

L’enquête que le Réseau Voltaire a menée sur place valide cette seconde interprétation [1]. Nous avons recueilli des témoignages directs des survivants des attaques de ces groupes armés. Ils décrivent certains agresseurs comme étant des Irakiens, des Jordaniens ou des Libyens, reconnaissables à leur accent, ainsi que des pachtounes.

Au cours des derniers mois, certains journaux arabes, favorables à l’administration el-Assad, ont évoqué l’infiltration en Syrie de 600 à 1 500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL) renommé depuis novembre 2007 Al Qaida en Libye. Fin novembre, la presse libyenne a relaté la tentative de la milice de Zintan d’arrêter Abdelhakim Belhaj, compagnon d’Oussama ben Laden [2], chef historique d’Al Qaida en Libye, devenu gouverneur militaire de Tripoli par la grâce de l’OTAN [3]. La scène a eu lieu à l’aéroport de Tripoli, alors qu’il partait en Turquie. Enfin, des journaux turcs ont évoqué la présence de M. Belhaj à la frontière turco-syrienne.

Ces imputations se heurtent à l’incrédulité de tous ceux pour qui Al Qaida et l’OTAN sont des ennemis irréductibles entre lesquels aucune coopération n’est possible. Au contraire, elles confortent la thèse que je défends depuis les attentats du 11 septembre 2001, selon laquelle les combattants étiquetés Al Qaida sont des mercenaires utilisés par la CIA [4].

Qui dit vrai ?

Depuis une semaine le journal monarchiste espagnol ABC publie en épisode le reportage du photographe Daniel Iriarte. Ce journaliste côtoie l’Armée syrienne libre (ASL) dans le nord du pays, justement à la frontière turque. Il a pris fait et cause pour la « révolution » et n’a jamais de mots assez durs contre le « régime el-Assad ».

L’Armée syrienne libre serait composée de plus de 20 00 hommes selon son chef politique, le colonel Riyad Al Asaad, de seulement quelques centaines selon les autorités syriennes [5].

Pourtant, dans l’édition datée du samedi 17 décembre 2011, Daniel Iriarte témoigne d’une rencontre qui l’a choqué. Alors que ses amis de l’ASL le conduisait dans une nouvelle cachette, il se trouva avec d’étranges insurgés : trois Libyens [6].

Mahdi al-Harati, commandant de la Brigade de Tripoli, a démissionné de ses fonctions de numéro 2 du Conseil militaire de Tripoli pour aller encadrer l’Armée syrienne libre.
Le premier d’entre eux était Mahdi al-Hatari, un Libyen ayant vécu en Irlande avant de rejoindre Al Qaida. À la fin de la guerre de Libye, il devint le commandant de la Brigade de Tripoli, puis le numéro 2 du Conseil militaire de Tripoli dirigé par Abdelhakim Belhaj. Il démissionna de cette fonction, selon les uns parce qu’il était entré en conflit avec le Conseil national de transition, selon d’autres parce qu’il souhaitait rentrer en Irlande dont son épouse est ressortissante [7]. En réalité, il a rejoint la Syrie.

Plus étrange encore : ce membre d’Al Qaida se trouvait, en juin dernier, parmi les militants pro-palestiniens embarqués sur le navire turc Mavi Marmara. Des agents de nombreux services secrets, notamment US, s’étaient infiltrés dans la « Flottille de la Liberté » [8]. Il fut blessé et retenu prisonnier durant neuf jours en Israël.

Enfin, durant la bataille de Tripoli, Mahdi al-Harati a commandé le groupe d’Al Qaida qui a assiégé et attaqué l’hôtel Rixos, où je me trouvais avec mes compagnons du Réseau Voltaire et la presse internationale, et dont les sous-sols servaient d’abri à des dirigeants de la Jamahiriya sous la protection de la garde de Khamis Kadhafi [9]. Selon ce dernier, Mahdi al-Harati bénéficiait des conseils d’officiers français, présents sur le terrain.

Le second Libyen rencontré par le photographe espagnol dans l’Armée syrienne libre n’est autre que Adem Kikli, un autre lieutenant d’Abdelhakim Belhaj. Enfin, Daniel Iriarte n’a pas été en mesure d’identifier le troisième Libyen que l’on appelait Fouad.

Ce témoignage recoupe ce que les journaux arabes anti-Syriens clament depuis plusieurs semaines : l’Armée syrienne libre est encadrée par au moins 600 « volontaires » d’Al-Qaida en Libye [10]. Toute l’opération est dirigée par Abdelhakim Belhaj en personne avec l’aide du gouvernement Erdogan.

Comment expliquer qu’un quotidien aussi anti-Assad qu’ABC ait décidé de publier le témoignage de son envoyé spécial alors qu’il met en lumière les méthodes nauséabondes de l’OTAN et confirme la thèse gouvernementale syrienne de la déstabilisation armée ? C’est que depuis une semaine, certains idéologues du choc des civilisations se rebellent contre ce dispositif qui intègre des extrémistes islamistes dans la stratégie du « monde libre ».

Invité du blog de CNBC [11], l’ancien Premier ministre espagnol José Maria Aznar a révélé le 9 décembre 2011 qu’Abdelhakim Belhaj était suspecté d’être impliqué dans les attentats du 11 mars 2004 à Madrid [12] ; attentats qui mirent fin à la carrière politique nationale d’Aznar.

La sortie de M. Aznar correspond à des interventions de ses amis du Jerusalem Center for Public Affairs, le think tank dirigé par l’ancien ambassadeur israélien à l’ONU, Dore Gold [13]. Ils expriment publiquement leurs doutes sur le bien-fondé de la stratégie actuelle de la CIA de placer des islamistes au pouvoir partout en Afrique du Nord. Leur critique vise d’abord la très secrète confrérie des Frères musulmans, mais surtout deux personnalités libyennes : Abelhakim Belhadj et son ami le cheik Ali Al-Salibi. Ce dernier est considéré comme le nouvel homme fort du pays [14]. Les deux hommes sont réputés être les pions du Qatar dans la nouvelle Libye [15]. C’est d’ailleurs le cheik Salabi qui a distribué les 2 milliards de dollars d’aide qatariote à Al-Qaida en Libye [16].

Cheik Ali Salabi, guide spirituel d’Al Qaida en Libye, mentor d’Abdelhakim Belhaj, et homme fort de la « nouvelle Libye »
Ainsi la contradiction que l’on s’efforce de masquer depuis dix ans revient à la surface : les mercenaires, jadis rémunérés par Oussama Ben Laden, n’ont jamais cessé de travailler au service de la stratégie US depuis la première guerre d’Afghanistan, y compris durant la période des attentats du 11-Septembre. Ils sont pourtant présentés par les dirigeants occidentaux comme des ennemis irréductibles.

Il est probable que les objections de M. Aznar et du Jerusalem Center for Public Affairs seront balayées par l’OTAN comme l’ont été celles du général Carter Ham, commandant en chef de l’Africom. Il s’indignait, au début de la guerre de Libye, de devoir protéger des jihadistes qui venaient de massacrer des GI’s en Irak.

Loin de la réalité, le Comité anti-terroriste de l’ONU (dit « Comité d’application de la résolution 1267 ») et le département d’État des États-Unis maintiennent sur leur liste noire l’organisation d’Abdelhakim Belhaj et du cheik Salabi sous son ancienne dénomination de Groupe islamique combattant en Libye. Il est paraît-il du devoir de chaque État d’arrêter ces individus s’ils passent sur leur territoire.
Thierry Meyssan

[1] « Mensonges et vérités sur la Syrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 novembre 2011. http://www.voltairenet.org/article171972.html
[2] « Libya’s Powerful Islamist Leader », par Babak Dehghanpisheh, The Daily Beast, 2 septembre 2011. http://www.thedailybeast.com/articles/2011/09/02/abdul-hakim-belhaj-libya-s-powerful-islamist-leader.html
[3] « Comment les hommes d’Al-Qaida sont arrivés au pouvoir en Libye », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 septembre 2011. http://www.voltairenet.org/article171315.html
[4] « Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye », par Webster G. Tarpley, Réseau Voltaire, 21 mai 2011 http://www.voltairenet.org/article169989.html
[5] « Syria’s opposition, rebels hold talks in Turkey », par Safak Timur, AFP, 1er décembre 2011.
[6] « Islamistas libios se desplazan a Siria para "ayudar" a la revolución », par Daniel Iriarte, ABC (Espagne), 17 décembre 2011. Version française : « Des islamistes Libyens en Syrie pour "aider" la révolution », traduction de Mounadil Al-Djazaïri, Réseau Voltaire, 18 décembre 2011.
http://www.abc.es/20111217/internacional/abcp-islamistas-libios-desplazan-siria-20111217.html
http://www.voltairenet.org/article172158.html
[7] « Libyan-Irish commander resigns as deputy head of Tripoli military council », par Mary Fitzgerald, The Irish Times, 11 octobre 2011. http://www.irishtimes.com/newspaper/world/2011/1011/1224305576696.html
[8] « Flottille de la liberté : le détail que Netanyahu ignorait », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 6 juin 2010. http://www.voltairenet.org/article165659.html
[9] « Thierry Meyssan et Mahdi Darius Nazemroaya menacés de mort à Tripoli », Réseau Voltaire, 22 août 2011. http://www.voltairenet.org/article171177.html
[10] « Libyan fighters join "free Syrian army" forces », Al Bawaba, 29 novembree 2011.
[11] « Spain’s Former Prime Minister Jose Maria Aznar on the Arab Awakening and How the West Should React », CNBC.com., 9 décembre 2011. http://www.cnbc.com/id/45600052
[12] « Attentats de Madrid : l’hypothèse atlantiste », par Mathieu Miquel, Réseau Voltaire, 6 novembre 2009. http://www.voltairenet.org/article162639.html
[13] « Diplomacy after the Arab uprisings », par Dore Gold, The Jerusalem Post, 15 décembre 2011. http://www.jpost.com/Opinion/Op-EdContributors/Article.aspx?id=249499
[14] « Meet the likely architect of the new Libya », par Marc Fisher, The Washington Post, 9 décembre 2011. http://www.washingtonpost.com/opinions/meet-the-architect-of-the-new-libya/2011/12/06/gIQAfPm8hO_story.html
[15] « Libyans wary over support from Qatar », par John Thorne, The National (Émirats arabes unis), 13 décembre 2011. http://www.thenational.ae/news/worldwide/africa/libyans-are-getting-wary-over-support-from-qatar
[16] John Thorne, op. cit.

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Sam 7 Jan - 5:34

L'article qui suit critique beaucoup le gouvernement Harper, du Canada. C'est probablement parce que l'auteure y habite. Malheureusement, j'ai bien peur qu'on puisse en dire autant sinon pire des gouvernements européens et étasunien.

La Syrie sous la terreur et le gouvernement Harper continue la désinformation
Fida DAKROUB, le 7 janvier 2012

Le vendredi 23 décembre 2011, un double attentat terroriste a frappé le cœur de la capitale syrienne, Damas, massacrant hommes, femmes et enfants, laissant 44 morts et 166 blessés. Ce double attentat a ensanglanté la veille de Noël au seul pays arabe – après le Liban – qui offre encore, aux minorités chrétiennes, le même statut de citoyenneté que celui de la majorité musulmane.

Du double attentat terroriste

Des corps étaient déchirés en morceaux et des voitures rendues en cendre. Pourtant, les puissances impérialistes, et derrière elles les hâbleurs médiatiques, ont choisi de se montrer indifférentes envers ce crime barbare contre l’humanité, et qui porte, sans doute aucun, le modus operandi d’Al-Qaïda.

L’impérialisme mondial, porteur de l’étendard des « droits de l’homme » – au niveau de son discours idéologique – a refusé de classifier ces attaques sauvages, qui ne diffèrent plus – du point de vue des cibles attaquées – des attentats terroristes baptisés par Al-Qaïda, partout dans le monde. Nous parlons des multi attaques qui ont tant terrorisé le monde entier, mais surtout l’Irak, où Al-Qaïda applique, depuis l’invasion du pays par les legiones de l’Empire étatsunien, un plan d’élimination systématique des minorités chrétiennes, mais aussi des musulmans chiites qui, même s’ils sont majoritaires en Irak, ne comptent que 5 % des musulmans au monde, majoritairement sunnites.

Noël à Ottawa, Enfer à Damas

Le Noël du Bonheur fut arrivé, fête charmante à Ottawa, la neige couronnait la Colline du Parlement, les arbres furent tombés dans un long sommeil hivernal, et partout où il y avait des gens qui confondaient l’auxiliaire être et l’auxiliaire avoir [1] , on se préparait à répandre, en une seule nuit, le Saint-Esprit de la désinformation sur toute la province de l’Ontario.

En dépit de cette belle image, très romantique, le gouvernement Harper semblait plus préoccupé par la diabolisation du régime syrien que par l’observation des écureuils, très mignons, qui sautaient d’un arbre à l’autre, cherchant des traces de noisettes sur la Colline du Parlement.

Le gouvernement Harper a jeté, d’une façon indirecte, le blâme sur le régime syrien pour les attaques ; et s’est engagé dans un « débat byzantin », visant à incriminer le président syrien, Bashar al-Assad, au lieu de condamner les barbares qui avaient exécuté cet acte sauvage.

Ce qui est étonnant, mais pas nouveau, dans cette histoire de diabolisation, c’est que la machination médiatique impérialiste propage, sans cesse, que le régime syrien se cache derrière cet acte de barbarisme. Pourquoi ? Parce que le régime veut accuser « l’opposition » !

Plaudite ! Applaudissez, la farce se joue !

Désolé chers metteurs en scène et scénaristes, mais la moindre chose à dire à propos de ce jugement c’est qu’il est bizarre, ridicule et irrationnel.

À Hama, les insurgés coupent bras et jambes de ceux qui refusent de participer à ce « banquet de sang » dit « réformes démocratiques ». Deux citoyens et un élément des forces du maintien de l’ordre étaient tombés par le feu d’un groupe armé. Aussi, deux citoyens ont été tués par balles des groupes armés dans les rues de Hama [2]. De même, un groupe armé a ouvert le feu sur un citoyen dans son magasin à Hama, pour n’avoir pas participé à la grève que les groupes armés tentaient de l’imposer. Un autre groupe armé a tiré sur un autre citoyen, devant sa maison près de la mosquée. Il a succombé à ses blessures [3].

À Homs, les groupes armés continuent l’enlèvement de ceux qui appartiennent aux groupes minoritaires ethniques et religieux, mais aussi de ceux appartenant au groupe majoritaire, parce qu’ils ne justifient pas les méthodes barbares qu’on applique dans les rues. Aussi, un groupe armé a visé un bus de l’hôpital national de Homs et tué le directeur de l’entrepôt des médicaments [4].

À Damas, des voitures piégées ont frappé au cœur de la forteresse du régime, tournant le Noël blanc en Enfer rouge. Un insurgé a avoué avoir déposé un engin explosif au-dessus d’une voiture privée dans une rue à Damas, mais la providence et la prudence des forces de sécurité intérieure ont mis en échec l’attentat [5] .

À l’étranger, les mousquetaires du Conseil national syrien continuent toujours à inviter les legiones de l’Empire à s’intervenir dans les affaires internes du pays [6].

De l’annonce d’Ottawa

Le moment a été bien choisi. Le jour même du double attentat à Damas, le gouvernement Harper a annoncé une nouvelle série de sanctions contre la Syrie. Par conséquent, le Canada interdit désormais toutes les importations syriennes, à l’exception de produits alimentaires, et tout investissement en Syrie, ainsi que les exportations vers ce pays de tout équipement de surveillance téléphonique et informatique, a indiqué le chef de la diplomatie canadienne, John Baird [7].

En outre, Ottawa a ajouté de nouvelles personnes et entités, associées au régime du président Bachar al-Assad, à la liste de celles frappées par le gel de leurs avoirs et l’interdiction de toute transaction avec elles. Il s’agit de la quatrième série de sanctions adoptées par le Canada depuis le début du conflit en Syrie, en mars 2011.

À preuve, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a dénoncé « la violence insensée contre le peuple syrien » qui, selon lui, « continue à faire de nombreux morts ». Cependant, monsieur le ministre n’a pas dénoncé le double attentat précisément, et sa dénonciation demeurait de couleur grise. En plus, M. Baird a ajouté que le président « Assad va tomber. Son gouvernement va tomber. Ce n’est qu’une question de temps, il n’a pas d’avenir », dit-il répondant aux questions des médias [8].

De notre part, ce qui nous étonne le plus, c’est que personne, parmi ces journalistes audacieux, n’a eu la curiosité de demander à M. Baird ce que va être le futur de la Syrie et de toute la région du Levant après la chute promise du régime syrien et la prise victorieuse du pouvoir par les dinosaures des groupes islamistes armés ?

En effet, cet étonnement nous a poussés à nous demander, franchement, si monsieur le ministre des Affaires étrangères, John Baird, qui applaudit, depuis quelques jours, la chute du régime Assad et réjouit la victoire de la « démocratie », s’il ignore vraiment qu’au cours de derniers mois, environ 1500 combattants du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), renommé depuis novembre 2007 Al-Qaïda en Libye, se sont infiltrés en Syrie ? [9] Faut-il lui rappeler aussi que monsieur Abdelhakim Belhaj, compagnon de Ben Laden et chef historique d’Al-Qaïda en Libye, est devenu gouverneur militaire de Tripoli , par la grâce de la mission « humanitaire » de l’OTAN en Libye ; et qu’il passe maintenant ses jours ennuyants, non pas à chasser les mouches dans son labyrinthe [10] , mais plutôt à se promener aux deux côtés de la frontière entre la Syrie et la Turquie ? [11]

De manière identique à l’annonce de M. Baird, le premier ministre, Steven Harper a fait, le lendemain de l’attentat – le 24 décembre – une déclaration annonçant que « des sanctions ciblées seraient imposées contre des membres du régime syrien actuel en vertu de la Loi sur les mesures économiques spéciales. Le Règlement sur les mesures économiques spéciales visant la Syrie est entré en vigueur afin de répondre à la gravité de la situation en Syrie » [12].

Pour justifier son annonce, le premier ministre, M. Harper, a ajouté que « plusieurs manifestations visant à encourager des réformes démocratiques ont eu lieu dans diverses villes partout en Syrie depuis le 15 mars 2011 » [13].

Nous ne pouvons que nous arrêter sur ce point précis, en espérant comprendre ce que monsieur le premier ministre voulait dire par « encourager des réformes démocratiques ». Qui sont-ils vraiment ces mousquetaires de « démocratie » dont parle M. Harper ? Il aurait été plus intéressant si M. Harper avait indiqué, par noms, ces mouvements dits « démocratiques ».

Naturellement, pour un lecteur ou un spectateur, qui n’a jamais eu la chance de s’aventurer aux merveilles des pays des Arabes, la « réalité » des choses prendrait la forme suivante :

D’abord nous sommes au pays des Arabes, donc un espace imaginaire, exotique, qui se trouve là où se termine la civilisation humaine. Au-delà des frontières de l’humanité occidentale, nous entrons dans une dimension différente, celle que nous appelons la « dimension 3S » ; c’est-à-dire le Sahara, le Sérail et le Sarrasin ; autrement dit les trois composants de l’imagerie de l’Orient tel qu’il est créé par l’Occident.

Et le conte commence : « Il était une fois, au milieu du Sahara, un grand Sérail ; à l’intérieur du Sérail, habitait un Sarrasin tyran et despote. Il ensanglantait ses sujets pour assouvir sa soif. Un jour, une belle fille aux cheveux blondes, qui s’appelait Démocratie, décida de libérer son peuple ».

Malheureusement, ce n’est qu’un conte merveilleux ! Car dans la réalité, les choses sont plus compliquées.

Ceux qui tranchent, aux coups de machettes, les corps des fonctionnaires de l’État, dans les rues de Hama et de Homs, n’ont aucun respect ni pour la démocratie dont parle M. Harper, ni pour la Charte des Droits de la Personne, dont nous, les Canadiens, sommes fiers.

En plus, il aurait été plus intéressant de savoir l’opinion du gouvernement Harper sur l’enlèvement puis la liquidation physique des membres de groupes minoritaires, ethniques et religieux, qui se déroule jours et nuits, dans les rues des villes syriennes, tombées sous contrôle des groupes islamistes takfiristes armés ; au moins que notre gouvernement croit à la métempsychose, pour qu’il soit convaincu que l’Esprit des lois de Montesquieu s’était incarné dans le discours idéologique des Frères musulmans, dont les pratiques discriminatoires envers les minorités religieuses sont bien connues. Prenons dans ce sens les pratiques discriminatoires les plus récentes contre les chrétiens coptes de l’Égypte.

Peut-être il fallait rappeler le gouvernement que l’idéologie salafiste takfiriste de ces agneaux de Dieu appelle à l’élimination de l’Autre religieux, ce qui mettra la présence chrétienne, non pas seulement en Syrie, mais dans tous les pays du Moyen-Orient, face à un danger d’élimination systématique, une fois les « réformes démocratiques », dont parle monsieur Harper, seront entrées en vigueur.
Somme toute

En premier lieu, la seule conclusion à tirer de ce double attentat barbare c’est que les mousquetaires de la soi-disant « opposition » syrienne ne pratiquent ni la méditation transcendantale ni le Tai Chi, mais au contraire ils maîtrisent bien l’art de tuer, comme ils sont lourdement armés.

En second lieu, bien qu’il n’y a aucune preuve que le régime syrien ait planté des bombes dans sa propre « forteresse », Damas, les empreints d’Al-Qaïda sont fortement présents, vu les moyens utilisés – multi attentats piégés – et la victime ciblée – les civils.

En un mot, incriminer le régime syrien, sous prétexte de « droits humains », au lieu de condamner les groupes armés de la soi-disant « opposition » syrienne, n’est qu’une sorte de souffler de cendre dans les yeux, pour désinformer l’opinion publique ; ce qui risque, en effet, de donner l’impression que le gouvernement Harper sous entendu justifie les actes de violence venant de la part de la soi-disant « opposition » syrienne.

A fortiori, les Canadiens ont le droit de savoir la vérité à propos des prétendus « manifestants pacifiques » et « réformes démocratiques », chers au cœur de notre gouvernement Harper.

Sans nul doute possible, la réalité des événements en Syrie est, tristement, loin d’être une sorte de « réformes démocratiques » ni de « manifestations pacifiques » ; seule la haine religieuse envers tout ce qui est « Autre » se cache derrière les motivations réelles de la Saison de violence en Syrie. Pourtant, le misérable Conseil national syrien, en pratiquant la subordination aux puissances impérialistes, déclare la révolution nulle et non avenue.

Fida DAKROUB, Ph.D

Pour communiquer avec l’auteur de l’article : http://bofdakroub.blogspot.com/

[1] Cette faute est fréquente parmi les Ontariens francophones.

[2] http://www.sana.sy/fra/338/2012/01/04/392204.htm

[3] http://www.sana.sy/fra/338/2012/01/04/392204.htm

[4] http://www.sana.sy/fra/338/2012/01/04/392204.htm

[5] http://www.sana.sy/fra/338/2012/01/04/392204.htm

[6] http://rt.com/news/syrians-killed-attacks-figures-193/

[7] http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201112/23/01-4480551-nouvelles-sanctions-canadiennes-contre-la-syrie.php

[8] http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/syrie/201112/23/01-4480551-nouvelles-sanctions-canadiennes-contre-la-syrie.php

[9] http://www.themoneyparty.org/main/?p=3250

[10] Allusion au roman de Gabriel Garcia Marquez, Le Général dans son labyrinthe.

[11] http://www.voltairenet.org/Free-Syrian-Army-commanded-by

[12] http://www.international.gc.ca/sanctions/syria-syrie.aspx?lang=fra&view=d

[13] http://www.international.gc.ca/sanctions/syria-syrie.aspx?lang=fra&view=d
http://www.legrandsoir.info/la-syrie-sous-la-terreur-et-le-gouvernement-harper-continue-la-desinformation.html

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Sam 7 Jan - 14:24

Cela ressemble comme deux gouttes d'eau au scénario libyen...

un pays à découvrir à travers ces quelques vidéos.. loin des clichés.

Un jeune syrien s'exprime (dur, dur)



cette vidéo me rappele comme deux gouttes d'eau tripoli avant la mise à sac de la ville... Sad



juin 2010... manifestation de soutien à bachar el assad...


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Sam 7 Jan - 15:02

Oui, mais la manif, c'était en juin 2011, pas en 2010. Wink

Sinon, en effet, les plans européens pour l'agression de la Syrie ressemblent fort à ceux de l'agression de la Libye. Les plans turcs, eux, y ressemblent aussi, mais avec d'autres acteurs et un autre point de départ. Ce qui m'étonne, c'est qu'on ne parle nulle part des projets US ou israéliens.

Edit : bonne nuit. Wink

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Dim 8 Jan - 11:31

euh merci.... :D

du nouveau sur la syrie...

Ce samedi, une importante flotte militaire russe a fait escale dans le port syrien de Tartous, puissant symbole du soutien de Moscou à Bachar el-Assad....

Ceux-ci (qui ont l'air de souffler le chaud et le froid à Obama) ainsi que la ligue arabe refusent "diplomatiquement" de coller les violences en syrie sur le dos de Bachar el assad, du coup Hilary frôle le pétage de boulons (bin voui, ca ne va pas dans leur sens...)

j'aime beaucoup... (second degré heing) les articles du figaro sur le sujet.... geek Shocked drunken

Les États-Unis ont également accueilli avec enthousiasme le changement d'attitude de la Russie. La secrétaire d'État Hillary Clinton a déjà affirmé que son pays était «prêt à travailler avec la Russie» sur un texte qui, en l'état, contient «des éléments que nous ne pourrions pas soutenir». Les Russes feraient notamment reposer de façon égale la responsabilité des violences sur l'opposition et les forces de l'ordres. Une «apparente parité» intenable pour son pays, a expliqué Hillary Clinton qui n'avait pas encore eu le temps de lire entièrement le document proposé par la Russie.

Mais que va donc faire notre prix nobel de.... euh "la paix" .????? Suspect
De toute façon on ne l'entend pas souvent, contrairement à Hilary la "bilderbergienne" qui m'a tout l'air d'avoir les commandes et passe son temps à tempêter/menacer son monde... jusqu'en Hongrie !!! Rolling Eyes



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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Dim 8 Jan - 11:50

Même Meyssan n'a plus l'air de trop savoir où on en est ...


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mer 11 Jan - 14:15

Des agents des Special Air Service et Special Boat Service et du MI6 entrainent des rebelles syriens aux combats urbains, alors que les agents de la CIA et des forces spéciales des États-Unis les aideraient dans les télécommunications. Des agents des États-Unis, du Royaume-Uni et de la Turquie fournissent des armes aux rebelles, en violation du droit international.

Ils n'attendraient plus que le feu vert de l'ONU pour instaurer une "zone d'exclusion aérienne" sur le modèle de celle qui a été utilisée lors de l'agression de la Libye.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28574

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Mer 11 Jan - 14:59

Cela ressemble comme deux gouttes d'eau au scénario libyen, oui.

Ca tire à l'obus à Homs ! Shocked Un journaliste de france 2 a été tué hier alors qu'il se trouvait avec des pro-Assad dans un immeuble du quartier alaouite...

(officiellement, selon nos médias, c'est le régime qui bombarde)

si ce sont les terroristes qui ont fait le coup, on peut dire qu'ils sont bien équipés, coté armement...
m'enfin quoiqu'il en soit et malgré les propositions de bachar el assad d'intégrer au gouvernement les partis d'opposition ainsi que ses dénégations d'avoir donné l'ordre de tirer sur les manifestants, il semble que cela soit plié... comme en libye quoiqu'en dise le peuple et son dirigeant qui crie "au complot" comme kadhafi (paix à son âme).

http://www.leparisien.fr/international/mort-de-gilles-jacquier-le-recit-d-un-temoin-11-01-2012-1806929.php

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mer 11 Jan - 15:12

Ils espèrent probablement en finir rapidement avec la Syrie, ce qui permettrait aux Israéliens de rapprocher leurs missiles de l'Iran.

Elle commence mal, l'année ... Sad

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Jeu 12 Jan - 14:54

Le journaliste français Gilles Jacquier meurt sous le feu des gangs armés à Homs
par Arthur Lepic, le 11 janvier 2012

Gilles Jacquier, reporter de guerre travaillant pour France 2 (Envoyé spécial), entré de sa propre initiative en Syrie pour couvrir les événements qui déstabilisent le pays, est mort aujourd’hui à Homs, sous le feu des roquettes de l’« Armée syrienne libre ». Cette attaque a causé la mort de huit personnes et en a blessé 25 autres, dont aucune ne portait d’arme d’après nos sources.
La veille, le reporter avait quitté le voyage de presse organisé à sa demande, arguant qu’il n’était pas interréssé par les rencontres avec des leaders politiques et religieux qui lui avaient été proposées. Il avait loué un véhicule privé pour se déplacer à sa guise et relevé de toute responsabilité les personnes qui l’avaient aidé à obternir un visa.
Au moment des faits, le journaliste décédé se trouvait avec des confrères français et belges à proximité d’une manifestation pro-gouvernementale.
Une première roquette, tirée par un lance-roquettes portatif, a frappé les manifestants, tuant huit personnes. Après avoir évalué la situation en montant sur une terrasse, M. Jacquier et son cadreur se sont approchés des cadavres pour les filmer, lorsqu’une seconde roquette s’est abattue à proximité, tuant le reporter français et blessant sérieusement son confrère.

Ce drame nous rappelle que le peuple syrien est confronté à des groupes armés faisant feu de manière indiscriminée sur des personnes non armées dans les rues de certaines villes du pays. Il s’agit d’une guerre non-conventionnelle et en aucun cas de répression musclée de « manifestations pacifiques », comme ont pu le constater les observateurs de la Ligue arabe.
M. Jacquier et ses confrères avaient un rendez-vous avec des membres de l’opposition armée et s’estimaient donc protégés par elle, mais les journalistes n’étaient pas encore entrés dans le quartier qu’ils contrôlent et se trouvaient donc dans la partie qu’ils attaquent de manière indiscriminée. Intoxiqués par la propagande atlantiste, et ayant refusé d’écouter les témoignages des victimes précédentes, ils ont mal évalué la situation et se sont inutilement exposés.


En haut à gauche de l’image, le point d’impact de la roquette qui a tué Gilles Jacquier. Caractéristique d’une roquette thermobarique, cet impact présente peu de dégâts matériels, contrairement à celui d’un obus de mortier qui forme un cratère. En revanche, le souffle de l’explosion peut tuer dans un rayon de 10 mètres en écrasant les organes internes des victimes, ce qui explique en outre le peu de blessures apparentes.
Peu de temps après la tuerie, l’ « Observatoire syrien des droits de l’homme », l’organe de propagande des gangs armés basé à Londres, a prétendu que le groupe de journalistes avait été la cible d’"obus de mortier", faisant planer un doute sur l’origine des tirs car l’armée n’a pas recours à ce type de lance-roquettes dans le cadre de ses activités de maintien de la sécurité. Cependant les images tournées sur place peu de temps après l’attaque et diffusées par la télévision syrienne montrent clairement l’impact d’une roquette thermobarique « RPG-7 » sur le trottoir (et non pas un cratère d’obus) tandis que les victimes sont évacuées, ainsi que les ailettes de la roquette, récupérées par les habitants du quartier.


Habitant de Homs montrant à la caméra de la chaîne syrienne al-Dounia les ailettes de la roquette de type « RPG-7 » qui a causé la mort du reporter français.
Le Réseau Voltaire présente ses condoléances à la famille et aux collègues de M. Jacquier.
Arthur Lepic
http://www.voltairenet.org/Le-journaliste-francais-Gilles

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Sam 14 Jan - 1:07

Ce n'est qu'une petite pierre dans un grand édifice, et ça arrive de temps en temps, mais à chaque fois ça vaut la peine d'être signalé, quand les religions s'unissent pour faire face à la manipulation des croyances :

Messe mixte islamo-chrétienne à la mémoire des martyrs du terrorisme anti syrien
Réseau Voltaire | 14 janvier 2012


Dans l’église de la Sainte Croix était organisée le 8 janvier une messe « pour le repos de l’âme » du petit Sari Saoud, ainsi que pour les 26 victimes de l’attentat suicide qui avait frappé les habitants quartier populaire de Midane à Damas.

Sari Saoud était un jeune garçon de 9 ans habitant à Homs et présenté par Al-Jazeera comme une victime des forces gouvernementales, alors même que sa propre mère et d’autres parents de Sari avaient témoigné à la télévision syrienne, pour rétablir la vérité sur les véritables circonstances et responsables de la mort du garçon.

Au cours de la cérémonie s’est exprimé tout d’abord l’archevêque chrétien Luka Al-Khouri. Celui-ci a rappelé que la Syrie était « la terre des civilisations et des prophètes » et à affirmé que les responsables des attentats étaient les dirigeants occidentaux ainsi que ceux qui prétendent servir la cause arabe tout en servant en fait d’autres intérêts.

L’archevêque a aussi critiqué les médias Al-Jazeera et Al-Arabiya, les accusant de « plonger les arabes dans les mensonges et la désinformation ».

La plus haute autorité religieuse de l’islam en Syrie, le grand mufti de Syrie cheikh Ahmad Badreddine Hassoun, a ensuite pris la parole, sous les acclamations des fidèles réunis dans l’église.

Cheikh Hassoun a dit que « L’Homme est plus sacré que n’importe quelle mosquée ou temple, et que celui qui tue l’être humain est damné parce qu’il détruit une structure faite par Dieu ».

« À ceux qui veulent faire de la Syrie leur arène pour leurs menées contre la volonté du peuple, je dis à la Ligue arabe et aux Nations unies que la Syrie a des anges [pour la protéger] qui voleront jusqu’au jour de la résurrection », a-t-il poursuivi.

À l’adresse des activistes qui ensanglantent le pays, il demande : « Si vous désirez participer au pouvoir, présentez-nous vos programmes sans lever vos armes et s’ils nous convainquent, nous les adopterons ».

Il a appelé toute personne ayant perdu un proche à « transformer cette perte non pas en haine mais en amour ».

Cette dernière déclaration prend un sens particulier lorsque l’on sait que le propre fils du mufti, Sariah Hassoun, agé de 22 ans, a été assassiné par un groupe armé en octobre dernier après que son père eut refusé 10 millions de dollars offerts par le Qatar pour qu’il rallie les forces hostiles au gouvernement.

À la fin de la messe, les représentant religieux et l’assistance ont entonné « Homat el Diyar », l’hymne national Syrien.
http://www.voltairenet.org/Messe-mixte-islamo-chretienne-a-la

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Dim 29 Jan - 0:27

La présidence de la Ligue Arabe cherche à étouffer le rapport de ses experts
Réseau Voltaire | 26 janvier 2012

Depuis le début des événements qui endeuillent la Syrie, deux versions des faits s’opposent : pour les Occidentaux et leurs alliés du Golfe, le régime réprime dans le sang une révolution populaire, tandis que pour la Syrie et ses alliés du BRICS, le pays est attaqué par des groupes armés venus de l’extérieur.

Pour faire toute la lumière sur ces événements, la Ligue arabe a créé une Mission d’observation composée par des personnalités nommées par chaque État membre (sauf le Liban qui n’a pas souhaité participer). Cette diversité des experts garantit l’impossibilité de manipuler le résultat, leur nombre (plus de 160) et la durée de leur mission (1 mois) permet de dresser le tableau bien plus large que tous ceux dont on disposait précédemment. A ce jour, aucun organisme tiers ne peut prétendre avoir conduit une enquête aussi vaste et aussi rigoureuse, et par conséquent ne peut prétendre mieux connaître la situation en Syrie.

Le Comité ministériel de la Ligue Arabe, chargé du suivi du Plan arabe et composé de 5 États sur les 22 membres de la Ligue (Algérie, Égypte, Oman, Qatar, Soudan) a validé le rapport de la mission par 4 voix contre 1 (celle du Qatar) et a décidé de prolonger d’un mois la mission des observateurs.

Le problème c’est que le rapport confirme la version du gouvernement syrien et infirme celle des Occidentaux et des monarchies du Golfe. Notamment, il atteste qu’il n’y a pas eu de répression létale de manifestations pacifiques et que tous les engagements pris par Damas ont été scrupuleusement respectés. Il valide aussi le fait capital que le pays est déstabilisé par des groupes armés, responsables de centaines de morts parmi les civils syriens et de plusieurs milliers dans les rangs de l’armée, ainsi que plusieurs centaines d’actes de terrorisme et de sabotage.

C’est la raison pour laquelle le Qatar cherche désormais à empêcher la diffusion du rapport par tous les moyens. En effet, celui-ci se révèle être une véritable bombe pouvant se retourner contre lui et son dispositif de communication.

Le Qatar exerce actuellement la présidence de la Ligue ; non pas que son tour soit venu pour cela, mais parce qu’il a acheté à l’Autorité palestinienne son propre tour de présidence.

La présidence de la Ligue a donc décidé de ne pas diffuser le rapport de la Mission d’observation, de ne pas le traduire, et même de ne pas placer la version originale arabe sur son site internet.

Le risque pour l’Émirat wahhabite est énorme. Si par malheur le public occidental avait accès au rapport, c’est bien au Qatar et à ses relais qu’il risquerait de demander des comptes en matière de démocratie et d’implication dans le massacre de populations.
http://www.voltairenet.org/La-presidence-de-la-Ligue-Arabe

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mar 14 Fév - 8:15

En direct
Fin de partie au Proche-Orient
par Thierry Meyssan, le 14 février 2012

Alors que les combats ne sont pas tout à fait terminés dans le quartier insurgé de Homs et que les autorités syriennes et libanaises n’ont pas encore communiqué sur leur action récente, Thierry Meyssan tirait un premier bilan des opérations, lundi soir, sur la première chaîne russe ; des informations de première main qu’il partage avec les lecteurs du Réseau Voltaire.

Depuis onze mois, les puissances occidentales et du Golfe conduisent une entreprise de déstabilisation de la Syrie. Plusieurs milliers de mercenaires se sont infiltrés dans le pays. Recrutés par des officines de l’Arabie saoudite et du Qatar au sein des milieux extrémistes sunnites, ils sont venus renverser « l’usurpateur alaouite » Bachar el-Assad et imposer une dictature d’inspiration wahhabite. Ils disposent du matériel militaire le plus sophistiqué, incluant des systèmes de vision nocturne, des centraux de communication, et des robots de combat urbain. Soutenus en sous main par les puissances de l’OTAN, ils ont en outre accès aux renseignements militaires indispensables, notamment des images satellites des déplacements des troupes syriennes, et des interceptions téléphoniques.

Cette opération est présentée mensongèrement au public occidental comme une révolution politique écrasée dans le sang par une dictature sans pitié. Bien sûr, ce mensonge n’est pas universellement accepté. La Russie, la Chine et les États américains membres de l’ALBA le récusent. Chacun dispose en effet d’expériences historiques qui leur permettent de comprendre rapidement ce qui est en jeu. Les Russes pensent à la Tchétchénie, les Chinois au Xinkiang, et les Américains à Cuba et au Nicaragua. Dans tous ces cas, au-delà des apparences idéologiques ou religieuses, les méthodes de déstabilisation de la CIA étaient les mêmes.


Groupe d’opposants au gouvernement syrien, appartenant à la nébuleuse communement appelée "armée syrienne libre".
Le plus étrange dans cette situation est d’observer les médias occidentaux s’auto-persuader que les salafistes, les wahhabites et les combattants de la mouvance Al-Qaïda sont épris de démocratie, alors que ces derniers ne cessent d’appeler sur les chaînes satellitaires saoudiennes et qatarie à égorger les hérétiques alaouites et les observateurs de la Ligue arabe. Peu importe qu’Abdelhakim Belhaj (numéro 2 d’Al Qaida et actuel gouverneur militaire de Tripoli, Libye) soit venu personnellement installer ses hommes au Nord de la Syrie, et qu’Ayman Al-Zawahiri (numéro 1 d’Al-Qaïda depuis la mort officielle d’Oussama ben Laden) ait appelé au jihad en Syrie, la presse occidentale poursuit son rêve romantique de révolution libérale.

Le plus ridicule, c’est d’entendre les médias occidentaux répéter servilement les imputations quotidiennes de la branche syrienne des Frères musulmans diffusant des dépêches sur les crimes du régime et ses victimes, sous la signature de l’Observatoire syrien des Droits de l’homme. Et d’ailleurs, depuis quand cette confrérie de putschistes s’intéresse t-elle aux Droits de l’homme ?


Ayman Al-Zawahiri, numéro 1 d’Al-Qaida depuis la mort officielle d’Oussama ben Laden, a appelé au jihad aux côtés des Occidentaux pour faire tomber le régime baassiste syrien.
Il aura suffit que les services secrets occidentaux mettent en scène un fantoche « Conseil national syrien », avec pour président un professeur de la Sorbonne et pour porte-parole la maîtresse de l’ancien patron de la DGSE, pour que des « terroristes » deviennent des « démocrates ». En un tour de main, le mensonge est devenu vérité médiatique. Les personnes enlevées, mutilées et assassinées par la Légion wahhabite sont devenues dans la presse des victimes du tyran. Les conscrits de toutes confessions qui défendent leur pays face à l’agression sectaire sont devenus des soldats alaouites opprimant leur peuple. La déstabilisation de la Syrie par des étrangers est devenue un épisode du « Printemps arabe ». L’émir de Qatar et le roi d’Arabie saoudite, deux monarques absolus qui n’ont jamais organisé d’élections nationales dans leurs pays et embastillent les contestataires, sont devenus des chantres de la révolution et de la démocratie. La France, le Royaume-Uni et les États-Unis, qui viennent de tuer 160 000 Libyens en violation du mandat qu’ils avaient reçu du Conseil de sécurité, sont devenus des philanthropes responsables de la protection des populations civiles. Etc.

Cependant la guerre de basse intensité que la presse occidentale et du Golfe dissimule derrière cette mascarade a pris fin avec le double veto russe et chinois du 4 février 2012. L’OTAN et ses alliés ont été sommés de cesser le feu et de se retirer, au risque d’assumer une guerre régionale, voire mondiale.


Le président syrien Bashar al-Assad et le ministre russe des affaires étrangères Serguei Lavrov le 7 février à Damas.
Le 7 février, une importante délégation russe, incluant les plus hauts responsables du renseignement extérieur, est arrivée à Damas où elle a été accueillie par une foule en liesse, certaine que le retour de la Russie sur la scène internationale marquait la fin du cauchemar. La capitale, mais aussi Alep, la seconde ville du pays, pavoisaient aux couleurs blanc, bleue, rouge, et défilaient derrière des banderoles écrites en cyrillique. Au palais présidentiel, la délégation russe a rejoint des délégations d’autres États, notamment de la Turquie, de l’Iran et du Liban. Une série d’accords a été conclue pour le retour à la paix. La Syrie a restitué 49 instructeurs militaires faits prisonniers par l’armée syrienne. La Turquie est intervenue pour faire libérer les ingénieurs et les pèlerins iraniens enlevés, y compris ceux qui étaient détenus par les Français (au passage, le lieutenant Tlass qui les séquestrait pour le compte de la DGSE a été liquidé). La Turquie a cessé tout soutien à l’ « Armée syrienne libre », a fermé ses installations (hormis celle située sur la base de l’OTAN à Incirlik), et a livré son chef, le colonel Riad el-Assad. La Russie, qui s’est portée garante des accords, a été autorisée à réactiver l’ancienne base soviétique d’interception du Mont Qassioum.

Le lendemain, le département d’État des États-Unis a informé l’opposition syrienne en exil qu’elle ne devait plus compter sur une aide militaire US. Comprenant qu’ils ont trahi leur pays pour rien, les membres du Conseil national syrien son partis en quête de nouveaux sponsors. L’un d’entre eux allant même jusqu’à écrire à Benjamin Netanyahu pour lui demander d’envahir la Syrie.


Déploiement de l’armée libanaise lors de son opération au nord du pays.
Après un délai de deux jours nécessaire à la mise en œuvre des accords, les armées nationales non seulement de la Syrie, mais aussi du Liban, ont donné l’assaut des bases de la Légion wahhabite. Au Nord du Liban, un gigantesque arsenal a été saisi à Tripoli et quatre officiers occidentaux ont été faits prisonniers dans le Akkar dans une école désaffectée de l’UNRWA transformée en QG militaire. En Syrie, le général Assef Chawkat en personne a commandé les opérations. Au moins 1 500 combattants ont été faits prisonniers, dont un colonel français du service technique de communication de la DGSE, et plus d’un millier de personnes ont été tuées. À ce stade, il n’est pas possible de déterminer parmi les victimes combien sont des mercenaires étrangers, combien sont des Syriens collaborant avec les forces étrangères, et combien sont des civils pris au piège de la ville en guerre.

Le Liban et la Syrie ont rétabli leur souveraineté sur l’ensemble de leur territoire.

Des intellectuels débattent de savoir si Vladimir Poutine n’a pas commis une erreur en protégeant la Syrie au prix d’une crise diplomatique avec les États-Unis. C’est une question mal posée. En reconstituant ses forces durant des années et en s’affirmant aujourd’hui sur la scène internationale, Moscou a mis fin à deux décennie d’un ordre mondial unipolaire dans lequel Washington pouvait étendre son hégémonie jusqu’à parvenir à une domination globale. Le choix n’était pas de s’allier soit à la petite Syrie, soit aux puissants USA, mais de laisser la première puissance du monde détruire un État de plus ou de bouleverser les rapports de force et de créer un ordre international plus juste dans lequel la Russie a son mot à dire.
Thierry Meyssan
http://www.voltairenet.org/Fin-de-partie-au-Proche-Orient

Edit :


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Jeu 16 Fév - 1:07

Beaucoup à dire suite à tout ça ...





Le bastion de l’Armée « syrienne » libre était équipé de missiles Milan

La bataille de Homs a été particulièrement meurtrière côté loyaliste et côté rebelle, ainsi que pour les civils. Durant les trois premiers jours, l’Armée arabe syrienne a été tenue à distance par les rebelles qui empêchaient toute entrée dans leur quartier. Ils détruisaient avec des missiles Milan tous les blindés qui approchaient. En définitive, l’armée arabe syrienne a dû faire usage de lanceurs de roquettes multiples pour bombarder les postes de tir Milan, au risque de provoquer de lourdes pertes chez les civils.

Chaque poste de tir Milan, placé sur chaque rue entrant dans Bab Amr coûte 100 000 euros, chaque missile coûte environ 12 000 euros. Les missiles étaient tirés à une cadence de deux à trois coups par minute. Ce matériel est fabriqué par Nord-Aviation (France) et MBB (Allemagne. Il aurait été offert à l’Armée « syrienne » libre par le Royaume-Uni et l’Allemagne.

En avril 2011, des officiels de Doha avaient reconnu que le Qatar avait fait livrer des missiles Milan aux insurgés libyen de Benghazi pour aider à renverser Mouammar Kadhafi, s’appuyant à l’époque sur la résolution de l’ONU qui permettait la livraison « d’armes défensives » à l’opposition Libyenne.

http://www.voltairenet.org/Le-bastion-de-l-Armee-syrienne



Le Qatar achète la démission du général al-Dabi

Le général soudanais al-Dabi, considéré il y a peu comme le négociateur de la paix au Darfour, a fait l’objet d’une campagne internationale de calomnie après que les premiers rapports quotidiens des observateurs de la Ligue arabe ont montré que sa Mission ne validerait pas la version atlantiste des événements en Syrie.



Cependant, Mohammed Ahmed Mustafa al-Dabi a tenu bon face aux multiples pressions et, après un mois d’enquête, a rendu un rapport de synthèse selon lequel les forces de sécurité syriennes n’ont jamais tiré sur des manifestations pacifiques de l’opposition.

Alors qu’est envisagé de former une nouvelle Mission d’observation, cette fois conjointe à la Ligue arabe et aux Nations Unies, le Qatar a multiplié les démarches auprès du général al-Dabi pour qu’il donne sa démission et laisse la place à une personnalité plus accommodante.

Sheikh Hamad bin Jassim, Premier ministre et ministre Affaires étrangères du Qatar, lui a d’abord proposé une indemnité pour se retirer. Le général a refusé. L’émir lui a alors déclaré par téléphone que tout homme a un prix et qu’il lui appartenait de fixer le sien, puis il lui a envoyé un chèque sans montant en lui demandant d’écrire lui-même la somme. Nouveau refus du général.

En définitive, le Qatar s’est adressé au président soudanais Omar al-Bashir. L’émirat wahhabite a accordé un don au Soudan –un des États les plus pauvres du monde– en échange du retrait du général al-Dabi. Après le versement de 2 milliards de dollars, le président soudanais a rappelé le général à Khartoum.

La Ligue arabe dispose d’une présidence tournante, exercée à tour de rôle par chacun des 22 États membres. En 2011, le Qatar avait convaincu l’Autorité palestinienne de lui céder son tour de présidence en échange d’un don de 400 millions de dollars.
http://www.voltairenet.org/Le-Qatar-achete-la-demission-du



La guerre secrète des Etats-Unis contre la Syrie (Dissident Voice)
Stuart Jeanne Bramhall

Vous avez peut-être remarqué que la rhétorique officielle au sujet de la Syrie change tous les jours —sauf pour ce qui est des attaques méprisantes et insultantes contre la Russie et la Chine pour avoir exercé leur droit de veto au Conseil de Sécurité. Pour être honnête, ce veto se révèle de plus en plus opportun à mesure que les évènements au sol dévoilent la culpabilité des Etats-Unis dans la guerre civile en Syrie. Oui la guerre civile. C’est comme ça que ça s’appelle quand une résistance armée prend les armes contre un gouvernement souverain. Le rapport provisoire de la Mission des Observateurs de la Ligue Arabe (la Ligue Arabe a refusé "d’approuver" le rapport mais il y a eu des fuites) confirme clairement la présence "d’une entité armée" en Syrie. Des descriptions détaillées de militants qui tirent sur les forces gouvernementales ainsi que le fait que des bombes soient posées pour faire exploser les infrastructures gouvernementales et civiles semblent confirmer les déclarations d’Assad comme quoi des militants islamistes essayent de renverser le gouvernement. Vous pouvez lire le Rapport de la Mission des Observateurs de la Ligue Arabe sur le site web de l’université de Columbia.

Au début l’administration Obama a expliqué tout cela en affirmant que les manifestants syriens non-violents étaient si désespérés par l’intransigeance d’Assad qu’ils se sont joints aux militaires qui avaient quitté l’armée syrienne. Il y a un jour et demi, quand deux bombes ont explosé à Alep en faisant 25 morts, on nous a dit que c’était une manoeuvre cynique du gouvernement syrien pour discréditer l’Armée Syrienne Libre. Mais cette version n’a pas pu être maintenue après que les militants aient assassiné un général syrien, un docteur qui dirigeait un hôpital militaire de Damas. Maintenant on nous dit que les membres iraquiens de Al Qaeda profitent de l’agitation civile syrienne pour traverser la frontière et devenir une Al Qaeda syrienne.

Le soutien de l’OTAN aux militants armés syriens

Le problème avec cette nouvelle version des évènements c’est que cela fait plusieurs mois que des analystes du Moyen-Orient respectés comme Sibel Edmonds, une ancienne interprète du FBI qui a le don de mettre à jour des informations cachées, Philip Giraldi, un ancien officier de la CIA, John R. Bradley, auteur et correspondant étranger britannique et Michel Chossudovsky, un économiste canadien et analyste de la mondialisation, parlent de la résistance armée en Syrie. De plus tous les quatre apportent de plus en plus de preuves que les Etats-Unis, la Turquie et d’autres membres de l’OTAN, de même que la Jordanie, l’Arabie Saoudite et le Qatar entraînent ces militants armés et leur fournissent des armes et de l’argent.

Edmonds a parlé pour la première fois en novembre dernier de l’implication de forces de l’OTAN et des Etats-Unis dans l’armement et l’entraînement des militants syriens. Le 21 novembre 2011 des sources turques l’ont informée de la présence de camps d’entraînement secrets dans la base de l’aviation étasunienne de Incirlik. Ces camps auraient été installés dans le but d’organiser et d’étendre la base de la dissidence en Syrie. D’après ses sources, il s’agirait de faire entrer des armes étasuniennes en contrebande en Syrie, de participer à une guerre psychologique à l’intérieur de la Syrie et d’ouvrir un couloir humanitaire/médical entre la Syrie et la Turquie pour soutenir les groupes d’opposition.

Le 11 décembre elle a rapporté, sur la foi de sources jordaniennes parmi lesquelles un officier jordanien, que des centaines de soldats de langue étrangère avaient été observées près de la frontière entre la Jordanie et la Syrie. Ses informateurs lui ont aussi dit que l’OTAN avait établi un second camp d’entraînement près de Mafraq, en Jordanie, pour entraîner la branche armée des Frères Musulmans syriens. Elle a aussi été informée par un reporter iraquien basé à Londres, qu’un nombre inconnu de soldats étasuniens avait été envoyés d’Irak à Mafraq en Jordanie.

Huit jour plus tard, l’ancien officier de la CIA, Philip Geraldi, a confirmé pour l’essentiel les assertions d’Edmonds concernant l’OTAN et la Syrie. C’était dans un article qu’il avait écrit pour la revue American Conservative grâce à des fuites d’analystes de la CIA inquiets de la "marche vers la guerre" contre la Syrie que l’administration Obama semblait entreprendre. Selon Geraldi, la CIA a refusé de signer le rapport de l’ONU fréquemment cité selon lequel plus de 3500 civils avaient été tués par les troupes d’Assad. Pour la CIA, cette information provenait uniquement de sources rebelles et n’était pas corroborée. La CIA a aussi fait valoir que les affirmations du gouvernement syrien selon lesquelles il était attaqué par des groupes rebelles armés, financés et entraînés par des gouvernements étrangers étaient plus vraies que fausses.

Des informateurs anonymes de la CIA lui ont aussi signalé que des avions de l’OTAN arrivaient sur les bases militaires turques près de Iskenderum à la frontière syrienne, chargés d’armes provenant des arsenaux de Mouammar Kadhafi et de volontaires du Conseil National de Transition libyen. Là, ces derniers ainsi que des forces spéciales françaises et britanniques formaient les membres de l’Armée Libre Syrienne. Selon ces sources, le rôle de la CIA et des Forces Spéciales étasuniennes dans tout cela était de fournir du renseignement et de l’assistance en communications.

Le peuple soutient le gouvernement laïque syrien

Selon John R Bradley, l’auteur de "Après la révolution arabe" et le seul analyste à avoir prédit la révolution égyptienne, l’Arabie Saoudite et le Qatar fournissent aussi des armes et des fonds à l’Armée Libre Syrienne. Dans un interview avec Russia Today, Bradley reconnaît que le président syrien est un despote sans merci. Cependant il souligne que le président syrien est un des derniers leaders arabes laïques et qu’il dirige le pays du Moyen-Orient où il y a les plus d’ethnies différentes. Pour le moment il jouit d’un grand soutien populaire parce que beaucoup de Syriens le voient comme le dernier bastion contre le fondamentalisme islamique, à l’instar de celui qui vient juste d’être installé au pouvoir en Libye.

Des habitants de Homs (la ville syrienne assiégée) qui ont participé à l’émission de la BBC "Have Your Say" du 10 février semblent partager ce point de vue. Aucun d’eux n’est un grand fan de l’administration laïque d’Assad mais ils la préfèrent de loin à la Loi de la Sharia.

La stratégie des Etats-Unis au Moyen-Orient

Michel Chossudovksy, qui lui aussi écrit depuis des mois des articles sur la guerre secrète des Etats-Unis contre la Syrie, s’inquiète plus particulièrement de sa signification dans le contexte plus large des objectifs étasuniens au Moyen-Orient. Il explique que les Etats-Unis ont pris pour cible la Syrie à la fois parce qu’elle entretient une l’alliance stratégique avec l’Iran et parce que le Pentagone veut isoler et encercler l’Iran pour ensuite renverser son gouvernement. Dans un interview radiophonique récent sur "Guns and Butter" il explique que les Etats-Unis ont procédé systématiquement à l’occupation et/ou la militarisation de quasiment tous les pays qui entourent l’Iran. D’abord ils ont occupé l’Afghanistan et le Pakistan (cible d’une seconde guerre non déclarée) qui se trouvent à l’ouest de l’Iran. Puis ils ont envahi l’Irak qui est toujours partiellement occupé, et, à l’est de l’Iran, il y a le Koweït (où les Etats-Unis ont déployé 15000 soldats en décembre) et la Turquie. Enfin il y a l’Arabie Saoudite (qui héberge aussi une énorme base étasunienne) et le Qatar au sud. Selon Chossudovksy, l’intervention militaire en Syrie se propagera au Liban avec l’implication du Hezbollah, ce qui neutraliserait effectivement les derniers alliés de l’Iran.

Dans un article inquiétant et récent intitulé "Quand les jeux de guerre deviennent vrais" Chossoduvsky cite un extrait du livre de général à la retraite, Wesley Clark, publié en 2003 et intitulé "Pour gagner les guerres modernes" à propos du rôle de l’intervention militaire contre la Syrie et l’Iran dans la grandiose stratégie du Pentagone au Moyen-Orient. Selon Clark, le Pentagone fait des préparatifs pour attaquer les deux pays depuis le milieu des années 1990. A la page 130 de son livre, Clark écrit :

"Quand je suis repassé au Pentagone en novembre 2001, un des officiers de haut rang a pris le temps de bavarder avec moi. Oui nous envisagions toujours d’attaquer l’Irak m’a-t-il dit. Mais ce n’était pas tout. Cela faisait partie d’un plan de campagne de cinq ans, a-t-il ajouté, qui concernait sept pays en tout, à commencer par l’Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, l’Iran, la Somalie et le Soudan".

La fiabilité de ces prédictions, en dépit du passage en 2008 du leadership de George Bush, un soi-disant faucon néo-con, à celui de Barack Obama, un supposé avocat de la manière douce, s’est révélée étonnante. Les Etats-Unis continuent d’occuper l’Irak en plus des guerres qu’ils mènent en Somalie et au Soudan. On peut penser que l’intervention en Libye a pris fin maintenant qu’un régime favorable aux Etats-Unis a accepté de privatiser le pétrole libyen pour le plus grand profit des multinationales pétrolières étasuniennes.

Selon Chossoduvsky, des pays comme l’Irak, la Libye, la Somalie, l’Iran et le Soudan sont devenues des cibles à abattre pour les Etats-Unis parce qu’ils ont refusé de jouer le jeu en laissant les entreprises anglo-saxonnes exploiter leur pétrole à leur convenance. Quant aux pays pauvres en pétrole comme la Syrie et le Liban, si les Etats-Unis veulent les détruire c’est en raison de leurs alliances stratégiques avec l’Iran qui est riche en pétrole.

Stuart Jeanne Bramhall

Dr. Stuart Bramhall est une militante, auteure et psychiatre américaine de 63 ans, qui a émigré en Nouvelle Zélande où elle se considère comme une réfugiée politique. Ses travaux comprennent un roman : The Battle for Tomorrow qui parle d’une jeune fille de 16 ans arrêtée pour avoir participé au blocus et à l’occupation du Capitole américain, et un livre de mémoires : The Most Revolutionary Act : Memoir of an American Refugee qui explique sa décision de quitter Seattle après 15 ans de persécutions de la part du gouvernement pour se réfugier en Nouvelle Zélande.

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2012/02/the-covert-us-war-against-syria/
Traduction : Dominique Muselet
http://www.legrandsoir.info/la-guerre-secrete-des-etats-unis-contre-la-syrie-dissident-voice.html



Traduction :
La Syrie exigera des compensations pour les vies et les biens perdus.

Damas le 12 Février 2012 – La Syrie a répété que les pays de la région financent et protègent les groupes terroristes armés, ce qu’elle établira ensuite et exigera leur expatriation et des compensations pour les vies et les biens perdus, a souligné l’adjoint du ministre Syrien des Affaires Etrangères Fayssal Mikdad..

Lors d’une rencontre avec la presse étrangère, Mikdad a affirmé que les autorités étaient en train d’accumuler des preuves et de préciser les estimations de dommages et préjudices causés par la violence terroriste actuelle, ainsi que les responsabilités des puissances occidentales, en particulier de la Ligue Arabe, en ce qui concerne la crise que connaît actuellement le pays.

« Il n’y a pas d’organisation régionale ou internationale dans le monde qui tue ses propres membres et enfants, exceptée la Ligue Arabe » a dénoncé le Ministre adjoint qui a rejeté le rôle de conspirateur contre la population et le gouvernement Syrien joué par cette entité.

En plus de cette rencontre avec des journalistes étrangers, Mikdad était auparavant apparu à la télévision syrienne pour faire une analyse des derniers évènements intérieurs qui concernent la Syrie.

Le Ministre Adjoint a rappelé que la campagne médiatique s’est intensifiée avant la dernière session du Conseil de Sécurité dans une tentative pour influencer négativement l’opinion publique internationale et la position des divers gouvernements.

Cette escalade, dit-il, a commencé après que la mission des observateurs a présenté son rapport à la Ligue Arabe.

« Bien que le rapport ait été professionnel et objectif, le Comité Ministériel Arabe l’a dédaigné parce qu’il ne satisfaisait aucun pays de la région et pas non plus le Conseil de Sécurité de l’ONU », a-t-il souligné.

Cette conspiration comprend beaucoup de parties et a une structure compliquée. Elle est en train de maintenir Israël comme la seule entité qui occupe les terres de Palestine et les terres arabes, a dénoncé Miktal.

Il a signalé que le double attentat terroriste d’Alep, qui s’est soldé par 28 morts et 235 blessés militaires et civils, n’a pas été condamné par ceux qui prétendent lutter contre le terrorisme, ce qui corrobore la double morale de ces pays.

Il a souligné que les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ne veulent pas parvenir à une paix juste et totale dans la région, seul leur importe qu’Israël contrôle toute la région.

Dans ce contexte, détacha-t-il, « La Syrie n’est pas isolée dans le monde ; elle a beaucoup d’amis, mais ce qui donne une impression trompeuse c’est le volume de propagande déformatrice contre le système national et démocratique syrien. »

Il a considéré que les efforts de quelques gouvernements pour fonder le dénommé « Groupe des Amis de la Syrie » sont faits en vue de soutenir les ennemis de Damas et de préparer une agression, et il a condamné que ceux qui sont « derrière cette intention sont des états coloniaux ».

Mikdad a souligné qu’il considère que la Russie et la Chine qui ont voté au conseil de sécurité contre un projet de résolution arabo-occidental l’ont fait pour défendre la Charte de l’ONU et la Non Ingérence dans les Affaires Intérieures d’un Etat Membre tout en stoppant une nouvelle tentative de retour à la colonisation .

Il a insisté sur le fait que la Syrie restera forte grâce à une unité nationale que n’ont pu entamer ses adversaires en dépit d’une agressivité intense, y compris terroriste, et au processus de réformes qu’a mis en œuvre le président Bashar al-Assad.

Il a ébauché le projet de réforme, qui comprend une nouvelle constitution, des élections libres et au suffrage universel, l’ouverture politique avec la création de nouveaux partis, la séparation et la délimitation des fonctions au sein de l’état, la décentralisation des administrations locales, y compris entre autres celles qui concernent l’économie, le social et l’information.

Le ministre adjoint a rappelé que le processus de réformes en Syrie, qui a commencé il y a quelques années, a eu à affronter des complications et des obstacles : principalement le conflit israélo-arabe et ses conséquences, l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis en 2003 et les menaces continuelles d’envahir la Syrie.

Cependant Mikdad a réitéré que Damas poursuivrait son plan de réformes et que ce sont les urnes – a-t-il signalé – qui décideront de qui gouverne en Syrie.

Original sur http://www.aporrea.org/tiburon/n198710.html
http://www.legrandsoir.info/la-guerre-secrete-des-etats-unis-contre-la-syrie-dissident-voice.html également, commentaire #77944

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Sam 18 Fév - 23:32

Politique d’assassinats ciblés à Damas
Réseau Voltaire, le 16 février 2012

Un groupe armé a assassiné ce jeudi 16 février le cheikh Mohammed Ahmad Sadeq, imam de la mosquée d’Anas Ben Malek dans le quartier d’al-Midane à Damas.

Le dignitaire religieux sunnite avait récemment fustigé dans un prêche les appels au sabotage de la Syrie par les opposants.

Il avait appelé les Ulémas de Damas à s’asseoir à la même table pour publier un communiqué appelant à stopper la violence quelle qu’en soit la source.

Le cheikh Sadeq, titulaire d’un doctorat en droit islamique, était marié et père de 4 enfants, une fille et trois garçons.

Samedi 11 février, des tueurs non identifiés avaient assassiné le général de brigade et médecin Issa al-Khawli, directeur de l’hôpital de Hamich, devant sa maison dans le Nord-Est de Damas. Le général était père de trois filles et d’un garçon.

Un rapport, publié, le 3 mars 2009, par la section des Droits de l’homme du département d’État US, avait levé un coin du voile sur les pratiques d’assassinats ciblés dans les pays musulmans.

D’après ce document, des agents israéliens et étrangers envoyés par le Mossad, en coopération avec les États-Unis ont tué au moins 350 scientifiques irakiens et plus de 200 personnalités académiques et professeurs d’université, ainsi que des centaines de pilotes, d’officiers et d’ingénieurs.

La principale mission de ces « escadrons de la mort », qui opérent en Irak depuis 2003, consiste à suborner les spécialistes irakiens et en cas de refus, à les éliminer.

Comme nous l’anticipions en décembre, alors qu’elle avait appliqué au départ le scénario de l’intervention militaire humanitaire qui avait fait ses preuves en Yougoslavie et en Libye, l’OTAN doit revoir sa copie en Syrie face au double véto. Désormais il s’agit d’appliquer la même stratégie que pour l’Irak : affaiblir le pays en attendant la prochaine occasion d’attaquer.
http://www.voltairenet.org/Politique-d-assassinats-cibles-a

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mer 22 Fév - 10:01

Quarante (40) officiers turcs du renseignement ont été arrêtés en Syrie par l'armée syrienne. Selon le journal israélien Haaretz, ils auraient été entraînés par le mossad.
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29429

Cent vingt (120) militaires français (une brigade de transmissions) y ont également été arrêtés. Alain Juppé devrait participer aux négociations avec Sergueï Lavrov pour tenter de les faire libérer.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/171517-syrie-120-militaires-fran%C3%A7ais-arr%C3%AAt%C3%A9s

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Mer 22 Fév - 12:00

Es tu sûr de ton information là, non 2, sur l'arrestation de militaires français en syrie ???


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mer 22 Fév - 12:36

Impossible d'être totalement sûr sans être sur place. Mais on savait déjà qu'il y avait des troupes étrangères parmi les soi-disant rebelles, et que la France est en tête de liste des pays qui veulent agresser la Syrie (après le Qatar tout de même). Donc ça me parait tout à fait plausible.

Je suis curieux de savoir comment ton hamster à ressorts préféré expliquera ça !

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Mer 22 Fév - 15:01

Bin... va rebondir ! (pour un hamster à ressort c'est normal) ...


D'ailleurs, les hamsters ça ose tout; c'est à ça qu'on les reconnait !
comment ça c'est pas la bonne citation ???? Suspect












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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mer 22 Fév - 19:14

Bien trouvée, ton illustration !

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Jeu 23 Fév - 0:58

Le Réseau Voltaire n’a pas trouvé d’éléments permettant de confirmer les imputations selon lesquelles 120 Français auraient été faits prisonniers à Zabadani. Cette rumeur semble être une exagération de nos informations et paraît sans fondement.
http://www.voltairenet.org/La-guerre-secrete-de-la-France

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Lun 27 Fév - 4:52

La France se trouve bien mal prise dans ses tentatives d'agression de la Syrie, avec des soldats Français prisonniers des troupes gouvernementales syriennes, et des journalistes tenus comme boucliers humains par l'armée "syrienne" libre (ASL), les mercenaires d'occasion chargés de la déstabilisation du pays.

D'un côté, ils ont 18 militaires qui ont été faits prisonniers par l'armée syrienne (la vraie). En 1985, la France avait payé très cher son action contre le Rainbow Warrior, qui avait fait un mort et un navire coulé. Cette fois-ci, l'armée française est impliquée dans une agression illégale dans laquelle au moins 3.000 soldats et 1.500 civils syriens ont perdu la vie, et où les dégâts aux infrastructures s'élèvent à 3 milliards de dollars. Si la France reconnaît les avoir envoyés, ils seront considérés comme prisonniers de guerre, Sarko et Juppé devront s'expliquer devant la population et risqueront la haute cour (art. 35 et 68 de la Constitution). Sinon ils seront jugés pour leurs crimes, peine de mort possible à la clé, mais les sanctions seront moins lourdes pour la France.

De l'autre côté, des journalistes occidentaux, dont une Française, Édith Bouvier (Le Figaro Magazine), sont prisonniers de l'ASL qui semblent s'en servir de boucliers humains si on en croit les conditions de la mort de Marie Colvin (Sunday Times) et Rémi Ochlik (IP3 Presse) ce 22 février à Homs.

Sources :
Voltairenet : La France ouvre des négociations avec la Syrie pour récupérer ses 18 agents
Voltairenet : Pour la libération de nos compatriotes et confrères prisonniers à Baba Amr

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mar 28 Fév - 21:00

Un 19ème agent français arrêté en Syrie

Le Réseau Voltaire a appris de source sure qu’un agent français a été fait prisonnier par l’Armée nationale syrienne, lundi 27 février 2012, à Azouz (district d’Idlib, à proximité de la frontière turque).

Cette arrestation porte à 19 (dix-neuf) le nombre de prisonniers français détenus par Damas.

Des négociations pour leur restitution sont en cours via la Fédération de Russie, les Emirats arabes unis et le Sultanat d’Oman.

Durant cette période, les Émirats arabes unis ont pris leur distance avec la position commune du Conseil de Coopération du Golfe, et ont décidé d’adopter une attitude de stricte neutralité. Ils ont donc interdit toute manifestation pro ou anti-syrienne sur leur territoire.
http://www.voltairenet.org/Un-19eme-agent-francais-arrete-en

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