La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

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Message  Loatse le Mer 18 Juil - 9:04

Ce mercredi 12 juillet, un attentat-suicide s'est produit à Damas tuant Le ministre de la défense, Daoud Rajha, le vice-ministre de la défense et beau-frère de Bachar Al-Assad, Assef Shawkat, et le responsable de la cellule de crise chargée de la rébellion, le général Hassan Turkmeni.

Le journal le monde titre : "Une partie du pouvoir syrien décapitée"...

Photo illustrant l'article :

Spoiler:

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/18/syrie-poursuite-des-combats-a-damas-l-onu-doit-examiner-un-projet-de-resolution_1734979_3218.html

Puis cet article ci..

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/07/18/le-regime-syrien-s-est-replie-sur-un-noyau-dur-d-alaouites-fanatises_1735390_3218.html

et enfin ce matin,.. la cerise sur le gateau... : la vérité sur la syrie selon boris Rannou...

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/la-verite-sur-la-syrie-120129

Que dire ? Rolling Eyes



Dernière édition par Loatse le Mer 18 Juil - 12:08, édité 2 fois

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Mer 18 Juil - 11:51

Ce même jour...

Attentat en bulgarie contre un bus de touristes israeliens...

«Israël réagira fermement contre l'offensive terroriste iranienne, qui se répand dans le monde entier», a averti le premier ministre
Sans la moindre hésitation, Benyamin Nétanyahou a accusé mercredi l'Iran d'être responsable d'un sanglant attentat anti-israélien en Bulgarie. Une explosion s'est produite dans un autobus qui transportait des touristes en cours de transfert à l'aéroport de Burgas, une station balnéaire sur la mer Noire, à 400 km de Sofia. Le bilan provisoire fait état d'au moins six morts et d'une trentaine de blessés. Selon la police bulgare, la déflagration aurait été provoquée par un engin piégé dissimulé dans le véhicule et actionné à distance.

Selon les commentateurs militaires, l'attaque en Bulgarie aurait également été commise par le Hezbollah avec la bénédiction de Téhéran.

http://www.lefigaro.fr/international/2012/07/18/01003-20120718ARTFIG00653-israel-accuse-l-iran-apres-l-attentat-en-bulgarie.php

A cette heure, le bilan est de 7 morts, 27 blessés dont deux femmes enceintes et 2 russes qui se trouvaient garés près du car...

http://fr.rian.ru/world/20120718/195399653.html


pale



___________


A Damas, Les rebelles syriens ont lancé une opération de grande envergure contre les forces gouvernementales

http://fr.rian.ru/video/20120717/195384401.html


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Jeu 19 Juil - 0:58

Note de l'administration aux utilisateurs de windows : le fichier contenu en lien ci-dessous est infecté par le trojan TR/CRYPT X PACK. Gen.

(dés ouvert mon anti virus s'est mis à bipper me signalant l'intrus)

Pas de problème apparemment pour les linuxiens...

Quelques réflexions à propos de la façon dont les médias relatent la guerre hypocrite contre la Syrie :


Dernière édition par Non2 le Ven 20 Juil - 4:22, édité 1 fois

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Jeu 19 Juil - 11:36

Peux tu, non2, cher linuxien, faire un copié-collé de cet article (que je n'ai pas pu lire donc*) s'il te plait..

*j'ai mis une petite note dans ton commentaire ci dessus à cet effet..

merci flower

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Jeu 19 Juil - 11:51

On peut dire que l'opinion publique internationale via les médias voit en cet attentat la fin du régime d'Assad... circule aussi le bruit que celui ci possèderait des armes chimiques et qu'Israël craint que le hezbollah ne s'en empare...

http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/19/a-la-une-de-la-presse-internationale-le-regime-assad-touche-au-coeur

Je ne ferai pas de commentaire....

(de toute façon, cela devient de plus en plus complexe....avec, ai je lu quelque part hier (mais ou ?) que les groupes rebelles opérant en syrie seraient indépendants les uns des autres... te dire, je ne sais même pas si in fine ceux ci visent le même objectif à part éliminer Assad et son régime..

A damas, ce jour une bonne partie des habitants fuient, qui vers le liban, qui vers la jordanie... Il serait également question de la création d'un territoire alaouite autonome en syrie...

Peut être finalement, vaut il mieux qu'Assad parte plutôt que le conflit syrien ne dégénère en conflit régional...voire plus.

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Ven 20 Juil - 4:49

Merci d'avoir prévenu ! cheers
J'ai supprimé le lien, voici une copie de l'article :

La situation en Syrie doit questionner l’Occident !
Daniel Flinker le 16 juillet 2012

Cet article se propose de revenir sur l'usage « à géométrie variable », fait par les États occidentaux, des concepts de « Peuple », « Terrorisme » et « Démocratie » ; qu'ils dissertent de la Syrie ou de leurs propres pays. Adopter pareil angle de vue permet de questionner non seulement notre positionnement sur les événements qui bouleversent une zone stratégique du Moyen-Orient mais surtout l'état de notre propre démocratie.



Comme une traînée de poudre, le « printemps arabe » a atteint et embrasé la Syrie... À propos de ces événements, l'argumentaire occidental s'articule en trois temps.

Les USA et l'UE soutiennent les mobilisations populaires et pacifiques visant à renverser Bachar Al Assad.
C'est pour se protéger de la répression exercée par le régime que le peuple syrien use de violence.
Quelle qu'en soit la forme, la révolte en Syrie se justifie puisqu'il s'agit d'un combat pour la démocratie.

Cet article invite à la réflexion autour de ces diverses propositions...

Quand le peuple se lève...

L'Occident « soutient les mobilisations populaires et pacifiques... ». À elle seule, cette assertion mérite de susciter une première réaction... de suspicion.

Un détail ? Au sujet de la Syrie, force est de constater que la cohérence n'est pas ce qui caractérise le discours européen, qui s'essaie plutôt au maniement du « deux poids, deux mesures »... Mille personnes la nuit à Homs, c'est le peuple syrien, mais pas un million de « pro-Bachar » dans les rues de Damas... Passons.

L'intérêt soudain porté par l'Occident à la Syrie découlerait de la situation dramatique vécue par la population de ce pays. Dès les premières heures de la révolte, les Vingt-Sept, menés par la France, ont choisi leur camp. À l'unisson, les États membres défendent le peuple syrien qui, courageusement, se lève, se bat pour la démocratie, exige de quoi vivre, a soif de libertés, manifeste et dit : « Non ! »...

Une remarque accessoire ? C'est bizarre comme cette phrase sonne faux dès lors que l'on y modifie un simple mot : « L'UE soutient les peuples européens qui se lèvent, se révoltent, revendiquent, crient : ''Assez !'' ». Cette formule n'a aucun sens...

Indignez-vous !

Rien que ces douze derniers mois, des millions de personnes se sont mobilisées pour marquer leur opposition aux programmes d'austérité expérimentés à travers l'Europe, sans que leur voix ne soit jamais entendue. Ce constat doit nous encourager à tempérer la confiance que nous accordons à la posture « pro-révolutionnaire » mimée par l'UE au sujet de la Syrie.

Quelle attitude adoptent, en effet, les « amis » belges ou français de la Syrie, les protecteurs du peuple syrien, dès qu'il s'agit de leurs propres populations ?

Sans la moindre considération envers les millions de manifestants et de grévistes français, Sarkozy fait passer en force sa « réforme des retraites ». Comme de la crasse, Cameron balaye les jeunes -« ces casseurs, ces bandits »- qui s'enflamment dans les quartiers défavorisés d'Angleterre. Équipé de balles en caoutchouc, l'exécutif espagnol éparpille les Indignés à Barcelone et Madrid. En accusant les syndicats de mener le pays vers l'abîme, Di Rupo lance son programme de « rigueur budgétaire ». En Grèce...

Victimes d'une grave intoxication... médiatique

Aussi, peut-il paraître surprenant que si peu de citoyens s'étonnent du soutien inopiné apporté par l'Occident aux Syriens. Comment se fait-il qu'aux yeux de nos gouvernants, quelques centaines de manifestants à Derra ou à Hama et une poignée d'internautes « suffisent » à incarner « le peuple » syrien ? De quelles vertus spécifiques ce dernier est-il porteur, pour soulever une telle indignation auprès de nos responsables politiques ?

« Il faut sauver le peuple syrien », martèlent les dirigeants occidentaux depuis mars 2011. Leur attitude à l'égard des peuples qu'ils administrent et leur refus de prendre la mesure des mouvements populaires qui secouent leurs propres pays, laissent transparaître un double discours. Analyser les propos opposés tenus par nos élus, qu'ils s'intéressent au peuple syrien ou bien à leurs propres concitoyens, doit donc nous pousser au scepticisme, à la plus grande méfiance quant à leur positionnement sur les questions relatives à « l'international ».

Pointer ces contradictions, cette hypocrisie, doit nous conduire à douter sérieusement du fait que ceux qui, chez nous, s'évertuent à taxer toute manifestation populaire de « réactionnaire », ceux qui n'ont de cesse de refuser « d'être pris en otage » par les grèves, ceux qui font tout pour présenter « un bris de vitre » de banque ou un « coup à agent » comme de la criminalité en bande organisée... on peut douter que ceux-là manifestent une compassion sincère envers le peuple syrien en lutte.

Une autre chose consiste à remarquer que l'Occident soutient... tout qui entend renverser Bachar Al Assad.

Révolu, le temps des révolutions ?

Le Peuple uni, jamais ne sera vaincu ? On devrait se réjouir du fait que nos gouvernants, poussés dans le dos par un vent chaud remontant depuis le sud de la Méditerranée, soient contraints de fredonner ce refrain (A). Car l'appui accordé par toutes les chancelleries occidentales à des peuples qui se rebellent a de quoi nous donner des idées en Europe... devrait nous encourager à suivre l'exemple arabe.

« Van Rompuy, dégage ! »

En effet, ne ressent-on pas le même désarroi terrible, la même rage sourde, dans l'immolation de Mohamed Bouazizi, le jeune Tunisien qui a déclenché le « printemps arabe », et dans le suicide, en avril dernier, de Dimitris Christoulas, un pensionné athénien (B) ?

« Merkel, dehors ! »

Dès lors, pourquoi n'aurions-nous pas la même légitimité que le peuple syrien ou que les Égyptiens à nous emparer des rues, à crier notre colère, à prendre la liberté de revendiquer des droits, à construire l'Europe des peuples...

À faire résonner aux « Ben Ali, dégage ! », en écho, des « Monti, t'es fini ! » ?

Violence économique ? Demandez aux ouvriers licenciés à Opel, à Carsid... s'ils ne la ressentent jusqu'au plus profond de leur chair. Violence institutionnelle ? Questionnez les mille chômeurs exclus ce mois-ci par l'ONEm, ils vous en diront des nouvelles. Insécurité, violence sociale ? Interrogez les pensionnés, les allocataires du CPAS qui survivent sous le seuil de pauvreté. Zones de non-droit ? Donnez la parole aux détenus entassés à Forest, aux sans-papiers parqués à Vottem, ils vous en toucheront deux mots...

« Barroso, dégage ! »

L'Europe, la grande faucheuse

L'UE... Elle m'a fauché mon fric, elle m'a fauché la vie...

Vu la situation qu'ils nous font endurer, vu la vie qu'ils nous imposent, nos mandataires politiques méritent que l'on ne tire de la situation en Syrie qu'une seule leçon essentielle : nous aussi, nous avons le droit, le devoir, de nous révolter.
Être cohérent, c'est choquant : si les Belges ne devaient retenir du « printemps arabe » qu'un seul slogan, ce serait le suivant...

« Di Rupo, dégage ! »

Dépasser les évidences

Quotidiennement, les gouvernements occidentaux réaffirment leurs positionnements à propos de la violence qui dévaste la Syrie. Afin de discuter de cela, il paraît utile d'introduire un certain nombre d'éléments dans la réflexion...

Rappel : quelques fondamentaux de la guerre contre le terrorisme

Tout le monde s'en souvient : fin mars 2012, en assassinant sept personnes, dont trois militaires et trois enfants juifs, Mohamed Merah faisait irruption dans nos foyers par la lucarne télévisée. On connaît sa fin... La menace était maximale !

Entrée en action de l'État français : « Plan écarlate », « raid » armé, isolement et élimination de la cible verrouillée. Affaire Merah, on connaît la suite : perquisitions et arrestations de complices potentiels dans les milieux de « l'islam radical », renforcement du contrôle des imams, discours électoralistes pointant le « péril islamiste » et amalgamant « musulmans » et « djihadistes en puissance », volonté du président-candidat Sarkozy de renforcer l'arsenal antiterroriste, en punissant notamment « l'apologie du terrorisme » et les internautes visitant des sites « extrémistes ».

Dieu est grand !

En Syrie, pour qui se donne la peine de s'informer, force est de constater qu'il n'y a pas un, comme en France, mais des centaines et des centaines de djihadistes actifs. Cette réalité est reconnue par toutes les parties au conflit : revendiquée par al Qaïda et confirmée par les USA. Quant à l'État syrien, il justifie son action par la nécessité de réprimer des gangs armés qui terrorisent la population.

Ce n'est plus un secret : « l'Armée syrienne libre » n'est pas uniquement composée de déserteurs refusant de massacrer les civils, comme le résument les séquences de JT. Depuis des mois, des Syriens, partisans des Frères musulmans, prennent les armes (convoyées via les pays limitrophes) et des salafistes entraînés en Libye ou rompus à la pratique de la « guerre sainte » en Irak se regroupent, affluent pour combattre les mécréants au pouvoir en Syrie (C).
Aucunes révélations ici : on est loin des Brigades internationaleset des pays tout à fait antidémocratiques comme le Qatar soutiennent les insurgés financièrement, matériellement, militairement et médiatiquement (via Al Jazira).

Les attentats à la voiture piégée à Damas ou à Alep se multiplient, les témoignages relatifs à des assassinats de chrétiens, d'Alaouites (D) ou de personnes favorables au régime, partout dans le pays, sont légion. Même Human Rights Watch s'est ému de certaines exactions commises par « l'opposition ».

La France aime les terroristes... quand ils s'attaquent à la Syrie

Il existe au moins trois manières distinctes de mettre en perspective « l'affaire Merah » et celle des « djihadistes » syriens.

Premièrement, on peut être frappé par certaines similitudes dans les deux situations. Deux États, la France et la Syrie, détenteurs du monopole de la violence légitime sur leur territoire, luttent contre le terrorisme.

Il faut le reconnaître : en France, par exemple, « l'opinion publique » est d'avis, à la suite de Sarkozy ou Hollande, que l'État doit afficher la plus grande fermeté à l'encontre du terrorisme, que mettre Mohamed Merah et ses pairs hors d'état de nuire est une nécessité, tout comme la guerre livrée par les États occidentaux contre al Qaïda et le fondamentalisme islamiste.

Or en Syrie, ce n'est pas à deux ou trois reprises, mais presque quotidiennement, que des intégristes tuent soldats et civils. Ne peut-on pas en déduire qu'une partie de la population syrienne pourrait réagir à la façon des Français, en réclamant plus de sécurité ?

Plus : si, comme la Syrie, jour après jour, semaine après semaine, la France était frappée par des attentats commis par des « fous de Dieu », comment l'État réagirait-il ? Jusqu'où serait relevé le niveau de vigilance et d'alerte ? De quelle couleur serait le plan antiterroriste, en pareilles circonstances ?

Les habitants des quartiers alaouites de Homs qui voient s'abattre sur leur immeuble, sur leur école, sur leur famille, les obus tirés par les rebelles n'ont-ils pas la même valeur que les autres victimes de la violence aveugle ? Il faut être cohérent : si on s'oppose au terrorisme salafiste en France, il faut être contre ce même terrorisme quand il martyrise la Syrie.

Pour qui défend, par principe, la « guerre contre le terrorisme » afin d'assurer, aux quatre coins du monde, la sécurité des populations, il est impossible d'expliquer comment un « terroriste djihadiste » devient un « combattant de la liberté » dès qu'il franchit la frontière syrienne. Si on combat al Qaïda en France, en Afghanistan ou en Irak, il faut également s'y attaquer en Syrie.

À bien y réfléchir, on pourrait même remarquer que réprimer, user de violence contre des « terroristes », constitue la fonction essentielle de tout État. Il y a bien évidemment une différence (importante) d'intensité dans la répression en Syrie et en France, mais pas de nature.

Dès lors, de quel droit un État comme la France s'arroge-t-il le pouvoir d'exercer une répression féroce contre le terrorisme mais dénie ce même pouvoir à l'État syrien ?

En fait, en poussant la logique de « la guerre contre le terrorisme » jusqu'à son paroxysme, on se rend compte que Nicolas Sarkozy, en affichant la plus grande clémence, voire un soutien, à l’autoproclamée « Armée syrienne libre », s'est rendu passible de prison, puisqu'il se place sous le coup de sa propre loi contre « l'apologie du terrorisme ».

Sarkozy veut s'attaquer au terrorisme.
Sarkozy soutient « l'Armée syrienne libre » au sein de laquelle se battent des djihadistes.
La position de Sarkozy sur la Syrie le rend passible de prison pour « apologie du terrorisme ».



Ainsi, on peut percevoir toute l'incohérence du discours véhiculé par les dirigeants occidentaux quand on compare leurs commentaires sur le « terrorisme islamiste » : inflexibles et catégoriques quand il touche la France ou d'autres pays, compréhensifs voire bienveillants quand il frappe la Syrie.

En tout cas, ces argumentaires « sécuritaires », parce qu'ils sont empreints de paradoxes, rendent moins crédible la volonté affichée par l'Occident de lutter sincèrement, sans arrière-pensées, contre le terrorisme. Cette réflexion nous amène donc à la possibilité d'interpréter les situations française et syrienne décrites précédemment, d'une deuxième manière.

Autre chose est, en effet, de dénoncer l'attitude de tous les États (américain, français, syrien, russe ou israélien...), dits « démocratiques » ou non, qui se sont fait une spécialité d'utiliser la « guerre contre le terrorisme » pour délégitimer et réprimer ceux qui s'opposent à l'ordre (spécifique) que ces États ont établi et défendent, réduisant de la sorte des problèmes politiques à des questions de banditisme.

Dans ce miroir, j'ai vraiment la tête à Bachar !

En fait, adopter cette deuxième perspective « plus attachée aux libertés » permet de jouer de « l'effet miroir », la situation en Syrie nous éclairant sur la répression à l'œuvre au sein de notre propre régime politique. On pourrait, en effet, se demander si les dérives liberticides, consécutives à l'exploitation politique - à la récupération - de la menace terroriste (E), ne constituent pas une problématique plus brûlante en Occident que celle de l'islamisme radical.

Car c'est au nom de « la guerre contre la terreur » que l'Occident a mis en place un contrôle généralisé de sa population et restreint les libertés d'opinion, d'expression et d'association (F).

Surveillance du web, mises sur écoute, appels à la délation, caméras panoramiques, fichages systématiques, manifestations interdites, « Il faut plus de flics »... Chez nous aussi, l'arsenal « contre le radicalisme » s'étoffe à l'infini.

Et s'il est évident que, contrairement à ce qui se passe en Syrie, on ne risque pas sa vie quand on manifeste en Belgique, il paraît cependant nécessaire de formuler, quitte à complexifier le raisonnement et à susciter la polémique, une série de remarques supplémentaires...

Terrorisme d'État

Faut-il se bercer d'illusions pour imaginer que les dirigeants occidentaux, pourfendeurs du terrorisme d'État syrien, iront jusqu'au bout de la logique.

Qui s'en étonnera encore ? Quand les « amis de la Syrie » se retrouvent pour « comploter ouvertement » contre le régime syrien, Hillary Clinton est « main dans la main » avec les bouchers d'Ankara qui bombardent les populations kurdes dans l'Est anatolien et au nord de l'Irak ; Reynders, Juppé ou Fabius sont « bras dessus, bras dessous » avec les potentats « intégristes sunnites » du Golfe. D'ailleurs, hurler très fort contre « Bachar, le Syrian killer », semble particulièrement approprié pour rendre inaudible le cliquetis des chenilles des chars de la monarchie « de droit divin » saoudienne -sponsor officiel de la Charia -, intervenant contre la majorité chiite révoltée à Bahreïn...

On pourra encore se questionner longtemps... Pourquoi nos chefs d'État ne s'offusquent-ils pas du terrorisme israélien ? Et pourquoi ne délivrent-ils pas, de toute urgence, un mandat d'arrêt international à l'encontre de Rasmussen, le secrétaire général de l'OTAN ? Pourquoi ne le traduisent-ils pas devant le TPI, en tant que chef d'une organisation terroriste, pour les massacres perpétrés en Afghanistan et en Libye ?

L'Europe, ce n'est quand même pas la Syrie !

Comment, dans ce cadre, interpréter la dénonciation occidentale des massacres commis par le régime syrien ? Tancerait-on uniquement le manque de cohérence de Marlboro, si cette firme réalisait un spot publicitaire pour le dépistage du cancer ?

En réalité, s'il semble salutaire de s'insurger contre la répression du régime syrien, il s'avère primordial, si l'on veut vraiment être cohérents, de nous mobiliser contre nos propres représentants, les pompiers pyromanes, qui mènent cette action à l'échelle internationale.

C'est vrai, on torture en Syrie ! L'objet de cet article n'est pas de nier d'horribles évidences mais plutôt d'apporter la précision suivante. Pour être complet, autant dire toute la cruelle vérité : pour l'Occident, « le clan Assad » n'est qu'un simple sous-traitant ! Après le 11 septembre 2001, non contente de sévir à Abou Ghrahib et Guantanamo, l'armée US a délocalisé une partie de son département « torture » dans des pays comme... la Syrie.

C'est exact, on tue en Syrie. Mais ce n'est pas faire preuve de cynisme que de le souligner : c'est au nom de « la guerre contre le terrorisme » que les États-Unis, suivis par l'Europe, ont tué des centaines de milliers de personnes en Afghanistan et en Irak.

L'Occident, adepte des barbudos et des barbus ?

Le peuple armé, jamais ne sera écrasé... Comment appréhender le nouveau refrain entonné par les pays européens, qui louent les techniques de guérilla des déserteurs syriens ?

« Bien évidemment », on n'entamera ici aucun débat sur la possibilité d'user d'une quelconque violence chez nous (G). Mais à tout le moins, si la situation en Syrie encourage nos autorités à estimer que la violence - même aveugle ? - peut être justifiée quand il s'agit du peuple qui se protège et combat l'oppression (un peu à la manière de la Résistance, taxée de « terroriste » par l'occupant allemand), il faut alors qu'elles regardent les « terroristes » kurdes en Turquie ou palestiniens en Israël, le Hezbollah ou les FARC sous un autre angle... celui de la lutte révolutionnaire ou de la guerre de libération.

À présenter le problème de la sorte, on constate tout de suite diverses limites au raisonnement.
Il est peu probable que les « hommes de principes » qui définissent le terrorisme comme une menace stratégique essentielle se muent en partisans acharnés de la « lutte armée ». « Au mieux », mettent-ils parfois sur un pied d'égalité les missiles à guidage laser tirés par les hélicoptères de Tsahal et les roquettes artisanales du Hamas.
De même, il est peu vraisemblable qu'ils prennent un jour en considération les combattants irakiens ou les talibans. Pour preuve, la manière dont Sarkozy, récusant d'avance toute explication aux actes posés par « le tueur de Toulouse » (qui voulait protester contre la guerre en Afghanistan et contre les meurtres commis au nom du sionisme), préconisait une lutte sans pitié contre « tous ces monstres, contre tous ces Mohamed Merah ».

Séance de gymnastique mentale

Quel principe privilégier, au final ? Celui relatif à l'ordre et à la sécurité publique ou bien celui qui renvoie à la libération des peuples ? En fait, s'il peut être opportun d'en faire primer l'un ou l'autre, en fonction des situations, il semble que nos politiciens soient passés maîtres dans l'art de la jonglerie. De la sorte, ils arrivent à démontrer pourquoi tuer et terroriser des civils innocents est un acte de terrorisme en France, une bavure en Afghanistan et un acte de résistance en Syrie.

S'il paraît malaisé pour quiconque de justifier que des Alaouites se fassent égorger en Syrie et ce, même si l'on considère que le régime syrien, dirigé par un Alaouite, est une dictature, la rhétorique occidentale ne s'embarrasse pas de ces contradictions, jugées secondaires. Elle n'hésite pas à réaliser un grand écart, en prenant un troisième angle de vue sur les situations française et syrienne de départ.

Dans ce dernier cas, nos maîtres à penser expliquent que les actions collectives, aussi violentes soient-elles, sont un moyen justifié... par une noble fin : la défense de la démocratie.
Cette violence est, par contre, illégitime en Occident puisque nous, nous vivons en démocratie...

En Europe, le double discours est bien rôdé, surfe sur l'évidence... Des personnes en armes dans la banlieue d'Alep, ce sont des libérateurs ; mais les banlieusards des quatre coins des capitales européennes, qui s'émeuvent de l'assassinat des leurs par la police, sont toujours appelés « émeutiers ».

La cohérence démocratique en quatre leçons

6 mai 2007 : même les premiers instants du mandat de Sarkozy ont témoigné de son profond mépris envers l'action sociale. « Rentrez chez vous ! Ici, c'est la démocratie. », avait-il asséné aux milliers de jeunes rassemblés sur les places de Nantes, Rennes ou Bordeaux pour protester contre son élection. Avec 53,6 % des voix (et un taux de participation de 83,97 % des électeurs inscrits), le président estimait que le mouvement social n'avait aucune légitimité puisque le peuple venait de s'exprimer dans les urnes.
Résumons : vote > mouvement (H)

Cinq ans plus tard, alors qu'il briguait (en vain) un second mandat, Sarkozy-candidat annonçait qu'il soumettrait, s'il était réélu, toutes ses grandes décisions à l'avis du peuple via référendum...
Synthétisons : référendum > vote > mouvement

Hasard du calendrier, presque au même moment, fin février 2012, l'État syrien organisait un référendum à propos d'une modification de la constitution en vigueur, ouvrant notamment la porte au multipartisme. Le « oui » a récolté 89,4 % des suffrages exprimés et le taux de participation a atteint 57,4 %... Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères de l'ancienne puissance colonisatrice de la Syrie, a néanmoins qualifié ce scrutin de « mascarade » et a encouragé le peuple syrien à poursuivre son combat.
Récapitulons : mouvement > référendum

Sur base de ces trois situations, on peut se demander où se cache la cohérence de la position française au sujet de la démocratie ? Quels sont donc, selon l'État français - fer de lance de la démocratie en Syrie -, les éléments constitutifs décisifs de la démocratie ? Le vote ? L'action sociale ? Les deux ?

Aucun des deux ! Par référendum, 54,68 % des Français ont dit : « Non ! » à la constitution (libérale) européenne. Qu'à cela ne tienne, quelque temps plus tard, Nicolas Sarkozy a dit : « Oui ! » au nom de la France, par des moyens détournés.

En réalité, comme avec les notions de « peuple » ou de « terrorisme », quand l'Occident mobilise la question de la « démocratie », il s'agit plus de propagande - afin de mettre en œuvre ses propres desseins - que de principes à défendre ou de dialectique à élaborer. Car les dirigeants européens se préoccupent autant de la démocratie que W. Bush s'intéressait à l'ONU.

Deux exemples récents en vrac : Retrait de souveraineté au profit de l'UE, de la BCE, du FMI et bain de sang social en Grèce. Passation de pouvoir du gouvernement élu à un gouvernement d'experts afin d'expérimenter la misère sociale à l'échelle de l'Italie...

La démocratie est grande !

C'est indubitable, la Belgique, ce n'est pas la Syrie. Chez nous, la propagande officielle est vraiment au point... au point de nous faire tourner la tête. Au point de cacher sous des appels à la démocratisation de la Syrie, le fait que nos dirigeants démantèlent les conquêtes démocratiques, chez nous. Au point de nous faire avaler qu'en attaquant nos droits et libertés, nos mandataires protègent la démocratie...

Nous, les Occidentaux, nous aimons la démocratie ! Il semble que nous l'aimions tellement que nos représentants ont déposé un copyright sur le concept. Au nom de la démocratie, que ne serions-nous capables de réaliser ? Sous cet étendard, tel un seul homme, nous nous sommes rangés derrière nos chefs, partis en croisade en Libye (combien de morts ? À quels camps ont servi les armes belges ? Qui peut citer le nom de la région qui veut désormais faire sécession ?).

Chaque jour, le travail se poursuit inlassablement, démontrant tout le savoir-faire du système auquel nous sommes assujettis, détenteur d'une expertise incomparable en matière de lavage de cerveau. Depuis la chute du Mur, combien de centaines de milliers de personnes l'Occident a-t-il tuées... au nom de la démocratie ? (I)

La Syrie dans le viseur...

Aujourd'hui, c'est au tour de la Syrie de se trouver dans notre ligne de mire.
Sanctions, embargo, soutien logistique aux opposants, transferts d'armes aux insurgés, bombardement à l'uranium appauvri... L'Occident dispose de multiples procédés pour déstabiliser le régime en place à Damas et ne se prive pas pour en utiliser déjà certains à son encontre.

Le film que BHL rêve de tourner...

On a pu se rendre compte, en live, de l'étendue des dégâts causés par la campagne « Choc et effroi » mise sur pied par les USA afin d'exporter par la force, en tant que dealer exclusif, la démocratie en Irak. Pourtant, on arrive toujours à se persuader qu'il faut créer, au plus vite, des « corridors humanitaires » en Syrie. Faut-il être à ce point « kouchnerisé », pour continuer à penser qu'armer les opposants à Bachar Al Assad ou lui faire directement la guerre va réduire le nombre de victimes civiles du conflit !

Bruxelles-Damas, aller-retour

En opérant un va-et-vient entre situations syrienne et européenne et en les confrontant aux récits qui leur donnent sens en Occident, cette contribution avait plusieurs ambitions.

D'abord, en observant la Syrie comme un reflet déformé de nous-mêmes, d'une part, prendre du recul par rapport à « nos » États, qui organisent un système économique mondialement injuste et le protègent par la propagande la plus insidieuse comme par la plus disproportionnée des violences. D'autre part, fournir la démonstration exemplaire de la puissance du peuple en mouvement, comme force sociale capable d'amener le changement.

Ensuite, pour dépasser la version occidentale en noir et blanc, pour appréhender ce pays dans sa complexité, offrir quelques clés de lecture originales à propos de la Syrie.
Il faut être de bon compte : les défauts des sociétés occidentales ne doivent pas nous empêcher de dénoncer des injustices ailleurs dans le monde. D'ailleurs, bon nombre d'intellectuels de tous bords se chargent déjà de cette mission à l'égard de la Syrie. Cependant, n'en déplaise à ceux qui entendent offrir une vision simpliste du conflit, il ne faut pas être un spécialiste du Moyen-Orient pour constater qu'il existe une convergence d'intérêts entre fondamentalistes religieux et fondamentalistes du marché (J), afin de déstabiliser un État syrien qui se présente comme « laïc, semi-socialiste et panarabe » (K).
Le « printemps arabe » nous a également appris cela : il ne faut pas négliger le fait que des forces (internes et externes) réactionnaires jouent un rôle de premier plan au sein des mouvements populaires... un rôle déterminant quant à la direction qu'ils emprunteront en Syrie.

Enfin, car tout ceci a été dit, rappeler que les solutions à la crise syrienne ne passeront jamais par une intervention des États occidentaux.

Source : Collectif Solidarité Contre l'Exclusion

(A) Pour réfléchir à la « force du peuple en action » et à la récupération de cette idée par l'Occident suite aux révoltes dans le monde arabe, lire par exemple : Badiou A., Tunisie, Égypte : quand un vent d'est balaye l'arrogance de l'Occident.
Disponible sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/18/tunisie-egypte-quand-un-vent-d-est-balaie-l-arrogance-de-l-occident_1481712_3232.html

(B) La lettre manuscrite laissée par Dimitris Christoulas, le pharmacien retraité âgé de 77 ans qui a mis fin à ses jours sur une pelouse de la place Syntagma, à Athènes, le 4 avril 2012, témoigne de la souffrance endurée par tous les peuples européens et de la révolte qui gronde.

« Le gouvernement (...)a littéralement anéanti tous mes moyens de subsistance, qui consistaient en une retraite digne, pour laquelle j’ai cotisé pendant 35 ans (sans aucune contribution de l'État). Mon âge ne me permet plus d’entreprendre une action individuelle plus radicale (même si je n’exclus pas que si un Grec prenait une kalachnikov, je n’aurais pas été le deuxième à suivre), je ne trouve plus d’autre solution qu’une mort digne ou, sinon, faire les poubelles pour me nourrir. Je crois qu’un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et iront pendre les traîtres du peuple, sur la place Syntagma, comme l’ont fait en 1945 les Italiens pour Mussolini, sur la Piazzale Loreto, à Milan. »
Disponible sur http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/04/le-nom-du-mort.html

(C) Voir par exemple, Kimyongür B., Le terrorisme anti-syrien et ses connexions internationales. Disponible sur http://www.michelcollon.info/Le-terrorisme-anti-syrien-et-ses.html

(D) Les Alaouites constituent une branche hétérodoxe de l'islam chiite à laquelle Bachar Al Assad appartient, comme notamment 12 % de la population syrienne. Pour avoir des informations complémentaires sur les Alaouites, voir notamment l'article Flinker D., Au cœur du ''clan'' alaouite. In : Ensemble n°75, pp. 54-58 ou Kimyongür G., Alaouites ou Noussayris. In : Agenda interculturel, n°249, janv. 2007, pp. 22-25.

(E) De même que la question du racisme, de « l'islamophobie ». L'usage indistinct des termes « islamiste », « djihadiste », « salafiste »... dans cet article pourrait, lui-même, témoigner des problèmes de stigmatisation dont certaines populations font l'objet en Occident.

(F)Pour réfléchir à la manière dont la « guerre contre le terrorisme » menace notre démocratie, voir notamment www.leclea.be

(G) Puisque le premier ministre, Elio Di Rupo, a lancé devant la Chambre des représentants, le 7 juin dernier, une formule aussi vague que menaçante : « Tout qui incite à la violence et à la haine n'a pas sa place dans notre société. »

(H) > signifie « supérieur à ».

(I) Pour obtenir une réflexion plus complète sur les guerres menées par l'Occident au nom de la « Démocratie », voir notamment Bricmont J., Impérialisme humanitaire. Droits de l'Homme, droit d'ingérence, droit du plus fort ? , Ed. Aden, 2009.

(J) Pour avoir un aperçu de la complexité des tensions qui bouleversent actuellement la Syrie, voir notamment Kimyongür B., Syriana, la conquête continue. Ed. Investig'Action- Couleur livres (coll. Informez-vous), 2011.

Pour suivre l'actualité de ce conflit, sans être soumis à la « propagande officielle » occidentale, voir notamment www.michelcollon.info

(K) Pour se faire une idée plus complète de l'histoire récente de la Syrie, voir notamment Labévière R., El-Atrache T., Quand la Syrie s'éveillera... Ed. Perrin, 2011.
(Je laisse sans référence pour une fois, puisque l'adresse est virolée, désolé).

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Ven 20 Juil - 5:16

Loatse a écrit: On peut dire que l'opinion publique internationale via les médias voit en cet attentat la fin du régime d'Assad... circule aussi le bruit que celui ci possèderait des armes chimiques et qu'Israël craint que le hezbollah ne s'en empare...

http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/19/a-la-une-de-la-presse-internationale-le-regime-assad-touche-au-coeur
De dire que les médias voudraient faire croire ça au public serait plus exact. Et ils y arrivent en grande partie tant les gens ici sont lobotomisés.

Des armes chimiques ? Si ce sont les mêmes que Saddam, celles qui n'existaient pas, leurs ennemis n'ont rien à craindre.

a-la-une-de-la-presse-internationale-le-regime-assad-touche-au-coeur : ben voyons ... depuis quand un pays agressé se rend-il à l'ennemi simplement parce qu'un ministre s'est fait tuer ?

Loatse a écrit:(de toute façon, cela devient de plus en plus complexe....avec, ai je lu quelque part hier (mais ou ?) que les groupes rebelles opérant en syrie seraient indépendants les uns des autres... te dire, je ne sais même pas si in fine ceux ci visent le même objectif à part éliminer Assad et son régime..
Ça semble exact, il y a là tellement de religions différentes, d'intérêts en jeu que ceux qui roulent pour les pays du golfe ne veulent pas la même chose que ceux qui roulent pour la Turquie, ni que ceux qui roulent pour la mafia Hariri, et les puissances occidentales impliquées ont elles aussi leurs intérêts propres.

Loatse a écrit:A damas, ce jour une bonne partie des habitants fuient, qui vers le liban, qui vers la jordanie... Il serait également question de la création d'un territoire alaouite autonome en syrie...
Où ils peuvent je suppose, du moins ceux qui ne peuvent pas résister. Si toutefois ces infos sont vraies, je n'en sais rien, je n'ai pas eu l'occasion de chercher ces derniers jours.

Loatse a écrit:Peut être finalement, vaut il mieux qu'Assad parte plutôt que le conflit syrien ne dégénère en conflit régional...voire plus.
Ah ouais ? Et les laisser massacrer la population et puis s’entre-tuer, ce serait une solution, selon toi ?

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Lun 23 Juil - 0:41

J'ai été absent à cause de problèmes techniques. Mais l'information concernant la Syrie continue, malheureusement.

Les puissances occidentales et du Golfe ont lancé la plus importante opération de guerre secrète depuis celle des Contras au Nicaragua. La bataille de Damas ne vise pas à renverser le président Bachar el-Assad, mais à fracturer l’Armée syrienne pour mieux assurer la domination d’Israël et des États-Unis au Proche-Orient. Alors que la ville s’apprête à un nouvel assaut des mercenaires étrangers, Thierry Meyssan dresse le point de la situation.

La bataille de Damas a commencé
par Thierry Meyssan le 19 juillet 2012


Venant de l’étranger, les "Contras" ont débuté leur invasion de la Syrie en prenant des postes frontière.

Voici cinq jours que Washington et Paris ont lancé l’opération « Volcan de Damas et séisme de la Syrie ». Il ne s’agit pas d’une nouvelle campagne de bombardements aériens, mais d’une opération de guerre secrète, comparable à celle conduite à l’époque Reagan en Amérique centrale.

40 à 60 000 Contras, principalement libyens, sont entrés en quelques jours dans le pays, le plus souvent par la frontière jordanienne. La majorité d’entre eux sont rattachés à l’Armée « syrienne » libre, structure paravent des opérations secrète de l’OTAN, placée sous commandement turc. Certains sont affiliés à des groupes de fanatiques, dont Al-Qaida, placés sous commandement du Qatar ou d’une faction de la famille royale saoudienne, les Sudeiris. Au passage, ils ont pris quelques postes frontières, puis ont rejoint la capitale où ils ont semé la confusion en attaquant au hasard les cibles qu’ils trouvaient : groupes de policiers ou de militaires isolés.


Les généraux Hassan Turkmani, Daud Rajha et Assef Chawkat, tombés au champ d’honneur, le 18 juillet 2012.

Mercredi matin, une explosion a détruit le siège de la Sécurité nationale où se réunissaient quelques membres du Conseil de sécurité nationale. Elle aurait coûté la vie au général Daoud Rajha (ministre de la Défense), au général Assef Chawkat (ministre adjoint) et au général Hassan Turkmani (adjoint du vice-président de la République). Les modalités de l’opération restent incertaines : il pourrait s’agir aussi bien d’un attentat suicide que d’un tir de drone furtif.

Washington espérait que la décapitation partielle de l’appareil militaire conduirait quelques officiers supérieurs à faire défection avec leurs unités, voire à se retourner contre le gouvernement civil. Il n’en a rien été. Le président Bachar el-Assad a immédiatement signé les décrets nommant leurs successeurs et la continuité de l’État a été assurée sans faille.

À Paris, Berlin et Washington, les commanditaires de l’opération se sont livrés au jeu indigne consistant à condamner l’action terroriste tout en réaffirmant leur soutien politique et logistique militaire aux terroristes. Sans honte, ils ont conclu que la responsabilité de ces assassinats ne revenait pas aux coupables, mais aux victimes en ce qu’elles avaient refusé de démissionner sous leur pression et de livrer leur patrie aux appétits occidentaux.

Caracas et Téhéran ont adressé leur condoléances à la Syrie, soulignant que l’attaque a été commanditée et financée et par les puissances occidentales et du Golfe. Moscou a également adressé ses condoléances et affirmé que les sanctions requises au Conseil de sécurité contre la Syrie équivalaient à un soutien politique aux terroristes qui l’attaquent.


Le ministre de l’Information, Omran al-Zou’bi, s’exprime à la télévision nationale après l’attentat qui a partiellement décapité l’Armée syrienne

Les chaînes de télévision nationales se sont mises à diffuser des clips militaires et des chants patriotiques. Interrompant les programmes, le ministre de l’Information Omran al-Zou’bi a appelé à la mobilisation de tous : le moment n’est plus aux querelles politiques entre gouvernement et opposition, c’est la Nation qui est attaquée. Rappelant l’article de Komsomolskaïa Pravda dans lequel je décrivais l’opération médiatique de démoralisation préparée par les chaînes occidentales et du Golfe [1], il a alerté ses concitoyens sur son déclenchement imminent. Puis, il a démenti l’intox des chaînes du Golfe selon lesquelles une mutinerie aurait éclaté au sein de la 4ème division et des explosions auraient dévasté sa principale caserne.

Les chaînes nationales ont diffusé plusieurs fois par heure des bandes-annonces indiquant comment capter leurs programmes sur Atlantic Bird en cas d’interruption des satellites ArabSat et NileSat.

Au Liban, sayyed Hassan Nasrallah a rappelé la fraternité d’armes qui unit le Hezbollah à la Syrie face à l’expansionnisme sioniste, et a assuré l’Armée syrienne de son soutien.

L’attentat a été le signal de la seconde partie de l’opération. Les commandos infiltrés dans la capitale ont alors attaqué diverses cibles, plus ou moins choisies. Ainsi, un groupe d’une centaine de Contras a attaqué la maison qui jouxte mon appartement au cri d’Allah Akbar !. Un haut responsable militaire y réside. Dix heures de combat ininterrompu ont suivies.

Alors qu’au début de la nuit, l’Armée ripostait avec mesure, l’ordre parvenait un peu plus tard de faire usage de la force sans retenue. Il ne s’agissait plus de lutter contre des terroristes venus déstabiliser la Syrie, mais de faire face à une invasion étrangère qui ne dit pas son nom et de sauver la patrie en danger.

L’aviation est entrée en action pour anéantir les colonnes de mercenaires se dirigeant vers la capitale.

En fin de matinée, le calme revenait progressivement dans l’agglomération. Les Contras et leurs collaborateurs étaient partout obligés de se retirer. La circulation était rétablie sur les grands axes routiers, et des barrages filtrants étaient installés dans le centre ville. La vie reprenait. Cependant, on entend encore des tirs épars ici ou là. La plupart des commerces sont fermés, et il y a de longues files d’attente devant les boulangeries.

Chacun s’attend à ce que l’assaut final soit lancé dans la nuit de jeudi à vendredi et la journée de vendredi. Il ne fait guère de doute que l’Armée syrienne en sortira à nouveau victorieuse car le rapport de force est tout à son avantage, et que cette armée de conscription est soutenue par la population, y compris par l’opposition politique intérieure.

Comme prévu, ArabSat et NileSat ont déconnecté le signal de la télévision Ad-Dounia en milieu d’après-midi. Le compte Twitter d’Ad-Dounia a été piraté par la CIA pour diffuser de faux messages annonçant une retraite de l’Armée syrienne.

Les chaînes du Golfe ont annoncé un effondrement de la monnaie préludant la chute de l’État. Le gouverneur de la Banque centrale, Adib Mayaleh, est intervenu sur la télévision nationale pour démentir cette nouvelle intox et confirmer le taux de change de 68,30 livres syriennes pour un dollar US.


Conférence de presse du général Robert Mood sur la bataille de Damas qu’il observe depuis sa chambre d’hôtel.

Des renforts ont été déployés aux alentours de la place des Omeyyades pour protéger les studios de la télévision publique qui sont considérés comme une cible prioritaire par tous les ennemis de la liberté. Des studios de remplacement ont été installés dans l’hôtel Rose de Damas où se prélassent les observateurs des Nations Unies. La présence de ceux-ci, qui ont laissé perpétrer l’attaque de la capitale sans interrompre leur farniente, sert de facto de protection pour les journalistes syriens qui tentent d’informer leurs concitoyens au péril de leur vie.

Au Conseil de sécurité, la Fédération de Russie et la Chine ont opposé pour la troisième fois leur veto à une proposition de résolution occidentale et du Golfe visant à rendre possible une intervention militaire internationale. Leurs représentants ont inlassablement dénoncé la propagande visant à faire passer l’attaque extérieure contre la Syrie comme une révolte réprimée dans le sang.

La bataille de Damas devrait reprendre cette nuit.

Thierry Meyssan

[1] « НАТО готовит переворот в Сирии », par Thierry Meyssan, Komsomolskaïa Pravda, version française : « L’OTAN prépare une vaste opération d’intoxication », Réseau Voltaire, 10 juin 2012.

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Lun 23 Juil - 1:23

10-16 juillet

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=LBNg63s_SSY
http://www.voltairenet.org/Video-Thierry-Meyssan-a-propos-du

19 juillet

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=bg10dDtzQKg
http://www.voltairenet.org/Video-Thierry-Meyssan-a-propos-de,175069

20 juillet
Piratage des télévisions et radios syriennes en cours. Selon les spécialistes, les signaux sont envoyés depuis l’Australie, probablement depuis une base de l’US National Security Agency.

Les signaux authentiques des télévisions syriennes ont été interrompus hier par ArabSat et NileSat. Leurs sites internet ont été attaqués et sont inaccessibles.
Selon l’agence SANA, citée par Ria-Novosti [1], une entreprise de production de décors de cinéma a construit à Al-Zoubayr (Qatar) des décors reproduisant des villes syriennes. De faux reportages d’actualités y sont tournés en vue d’alimenter les fausses chaînes de télévision qui sont en cours de calage sur ArabSat et NileSat.
http://www.voltairenet.org/PsyOp-imminente-de-l-OTAN-contre

21 juillet
Avec l'aide des membres d'une annexe du pentagone, d'exilés syriens et d'une fondation du patronat allemand, Washington a rédigé une nouvelle constitution pour la Syrie.
http://www.voltairenet.org/Washington-a-redige-une-nouvelle

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mar 24 Juil - 21:48

La bataille de Damas semble terminée. Qu'on les appelle les contras, les rebelles de l'OTAN, ou d'une autre manière, il s'avère que les membres de l'ASL (armée "syrienne" "libre") qui n'ont pas été tués et qui ont été arrêtés sont essentiellement des Égyptiens, des Jordaniens, des Somaliens et des Soudanais.


http://www.youtube.com/watch?v=uGxPJEAO4CM&feature=player_embedded#!

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Mer 25 Juil - 8:56

Au journal télévisé ce soir, il était montré les arrivages d'armes par bateau, provenant d'arabie saoudite ... les armes étaient mises à l'eau dans des sacs étanches afin d'y être récupérées ultérieurement . En une soirée, il y en avait pour 75.000 dollars...

Comment veux tu que ce "conflit" cesse ? il semble sans cesse alimenté que ce soit en hommes ou en armes..

le pire est peut être à venir soit un embrasement généralisé de la région.. Déjà celui-ci déborde sur l'irak

http://www.atlantico.fr/decryptage/moyen-orient-ouverture-chasse-chiites-est-ouverte-ardavan-amir-aslani-429006.html


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mer 25 Juil - 10:05

Qui finance cet armement et ses destinataires, sinon le GCC ? Qui s'arrange pour qu'elles passent aux mains des rebelles "syriens" venus de l'étranger, sinon la Turquie membre de l'OTAN ?

Au fait, les salafistes et les takfiristes n'ont pas pour alliés les sunnites, ils sont seulement les plus extrémistes des sunnites et n'ont pas le soutien de tous les sunnites, loin de là. En Syrie, la majorité des gens, sunnites compris, sont pour la paix tous ensemble.

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Mer 25 Juil - 11:26

En Syrie, la majorité des gens, sunnites compris, sont pour la paix tous ensemble.

Je le pense aussi... mais c'est un peu partout pareil sauf quand on dresse les communauté les unes contre les autres..

_________

Rien à voir avec mon commentaire précédent mais je le met tout de même ici :

Washington s'inquiète de la situation des moines tibétains et du non respect des droits de l'homme en chine !

http://www.liberation.fr/depeches/2012/07/25/chine-la-situation-des-droits-de-l-homme-se-deteriore-selon-washington_835587

ah, je pose ceci ici également (m'a l'air super ce site soit dit en passant)

http://www.tunisie-news.com/chroniques/dossier_628_triple+veto+double+sino-russe+sur+syrie+fin+conjuration+fin+unilateralisme.html





Sleep bonne nuit


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Mer 25 Juil - 13:03

Bonne nuit aussi, merci. Wink

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Jeu 26 Juil - 8:24


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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Ven 27 Juil - 10:45

Selon Lavrov, la position des Etats-Unis constitue une approbation sans équivoque du terrorisme
RT, le 26 juillet 2012

La réaction de Washington à l’attentat (*) de Damas constitue une justification claire du terrorisme, s’est indigné le ministre des Affaires Etrangère russe, Sergey Lavrov. Le Département d’Etat des Etats-Unis a déclaré que les actes terroristes en Syrie n’étaient pas surprenants étant donné le comportement du régime.

Sergey Lavrov a exprimé son étonnement à une conférence de presse à Moscou : "Ces paroles constituent une claire approbation du terrorisme. Qu’est-ce que cela signifie ? C’est une déclaration désastreuse, je n’ai pas assez de mots pour le dire."

Lavrov a aussi exprimé sa surprise que le Conseil de Sécurité de l’ONU se soit refusé à condamner les actes terroristes en Syrie. La représentante permanente étasunienne à l’ONU, Susan Rice, a déclaré que les actes terroristes de Damas contribuaient à accélérer l’adoption d’une Résolution sur la Syrie en vertu du chapitre 7 de la Charte de l’ONU qui implique des sanctions sévères y compris le recours à la force.

"En d’autres termes, cela signifie : ’Nous soutiendrons ces actes terroristes jusqu’à ce que le Conseil de Sécurité de l’ONU fasse ce que nous voulons" a dit Lavrov, à propos des déclarations des représentants étasuniens.

La Secrétaire d’Etat étasunienne, Hillary Clinton, a dit dernièrement qu’il fallait travailler en lien plus étroit avec l’opposition syrienne qui gagnait du terrain pour préparer de nouvelles actions de résistance contre le gouvernement, à Damas.

Lavrov a fait remarquer que, selon les informations dont on disposait, l’opposition avait pris le contrôle de postes de frontières syriens aux frontières turque et irakienne et qu’il y avait eu des cas de pillage de biens turcs. Il a ajouté que, d’après certaines sources, ce n’étaient pas les militants de l’Armée Syrienne Libre qui avaient capturé ces postes mais des groupes liés à Al-Qaeda, et que des diplomates russes étaient en train de vérifier ces informations.

"Si nos partenaires soutiennent le fait que des terroristes s’emparent de territoires, nous aimerions savoir quelle est exactement leur position sur la Syrie. Quel objectif poursuivent-ils dans ce pays ?" a demandé le ministre russe des Affaires Etrangères.

Quant aux sanctions unilatérales prises par l’Union Européenne contre Damas, elles entrent en contradiction avec les décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU et les accords conclus aux pourparlers de Genève, a précisé Lavrov.

"Nous pensons que le fait de prendre des décisions unilatérales entre en contradiction avec le principe de gestion collective des affaires qui régit l’accord de Genève," a dit Lavrov qui a ajouté que la Russie souhaitait que ces questions soient discutées collectivement.

"Malheureusement, quand l’Union Européenne, les Etats-Unis et d’autres états ont décidé d’adopter des sanctions contre la Syrie, ils ne nous ont pas consulté du tout," a observé Lavrov.

La crise en Syrie dure depuis plus d’un an et demi, et après tout ce temps, ce n’est pas vraiment approprié de demander au Conseil de Sécurité de prendre des sanctions, a ajouté le diplomate russe.

Lavrov a souligné que si la communauté internationale avait voulu que la crise syrienne soit gérée collectivement, elle aurait dû le faire depuis le début en traitant les deux camps également.

Les ministres des Affaires Etrangères européens ont décidé d’élargir la liste des officiels syriens bannis d’Europe et de geler les comptes bancaires et les biens qu’ils ont dans les pays européens.

D’autres mesures ont aussi été prises pour solidifier l’embargo des armes contre la Syrie. En conséquence, les bateaux et les avions cargos qui se rendent en Syrie sont soumis à des inspections forcées quand ils sont soupçonnés de transporter des armes et des équipements interdits vers la Syrie.

Pour consulter l’original : http://www.rt.com/news/us-position-syria-terror-lavrov-006/

Traduction : Dominique Muselet

Note :

* Qui a tué trois dirigeants syriens.

Il ne faut pas manquer l’excellente analyse de la réaction de Lavrov aux déclarations des USA sur cet attentat par Dedefensa : http://www.dedefensa.org/article-lavrov_psychanalyse_le_bloc_bao_suite_26_07_2012.html
http://www.legrandsoir.info/selon-lavrov-la-position-des-etats-unis-constitue-une-approbation-sans-equivoque-du-terrorisme.html

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Ven 27 Juil - 12:33

Otvqtv/La Barge invite la guerre de l'information à son bord :


<iframe width="640" height="360" src="http://www.youtube.com/embed/veMib6xWo-c?feature=player_detailpage" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=veMib6xWo-c
http://www.otvqtv.com/qtv/site/index

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Sam 28 Juil - 5:34

Inspecter les navires ? c'est niett ! répondent les russes, de plus en plus mécontents

http://fr.rian.ru/world/20120728/195501245.html

Dommage, non 2, que tu n'ais pas regardé la cérémonie d'ouverture des JO cette nuit.. un sportif syrien (anti assad) expliquait qu'ils espéraient remporter la guerre mais qu'il ne fallait pas croire tout ce que les médias racontent, qu'ils n'avaient presque pas d'armes et que nnan, nan ! l'arabie saoudite ne leur livrait que t'chi ! Rolling Eyes

par contre, le commentateur français se permit de dire, en annoncant certains petits pays :

"Un pays que les états unis convoitent pour y implanter une de leurs bases...."

j'en suis restée sur le luc.... tongue




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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Lun 30 Juil - 13:00

Du rififi chez les barbouzes ...

  • Ce 18 juillet, un attentat à Damas, la capitale syrienne, coûtait la vie à quatre généraux syriens.
  • Ce 24 juillet, le prince Bandar ben Sultan ben Abdelaziz Al Saoud, membre de la famille rrègnante saoudienne, surnommé Bandar Bush pour sa proximité avec la famille Bush, était nommé chef des services de renseignements saoudiens. ses amis autant que ses ennemis ont conclu à une récompense pour la réussite de l'attentat de Damas.
  • Ce 26 juillet, le prince Bandar était lui-même victime d'un attentat à la bombe alors qu'il entrait au QG des services qu'il dirigeait.
  • Ce 26 juillet toujours, Le colonel Abdallah Ben Mohammed Al Thani, commandant la sécurité des forces armées aériennes qatariennes et cousin du dictateur qatari aurait lui aussi été assassiné lors d'une visite à Ankara, la capitale turque.

Une vive réaction des Syriens ? Peut-être ....

Toujours est-il que la mort de Bandar Al Saoud peut arranger bien d'autres personnes.

En 2009, Obama était personnellement intervenu auprès du procureur général Elena Kagan pour qu'elle intervenienne par écrit auprès des tribunaux pour empêcher les familles des victimes du 11 septembre de poursuivre des responsables ou des membres de la famille royale d’Arabie Saoudite, sous le prétexte qu’ils bénéficiaient tous de l’immunité diplomatique.

Mais Bandar Al Saoud était autrement gênant aussi au niveau du scandale de l'affaire HSBC, "une de principales lessiveuses d’argent sale des cartels de la drogue et du terrorisme à l’échelle mondiale, qui a hérité des comptes en banque des personnalités saoudiennes lorsque fut fermée la banque Riggs de Washington, après les attentats du 11 septembre. [...] Une partie des 2 milliards de dollars qu’il avait reçus de la firme britannique BAE Systems pour son aide dans l’entente armes-contre-pétrole entre l’Arabie Saoudite et la Grande-Bretagne, connue sous le nom d’Al Yamamah (par laquelle fut établi un vaste fonds secret pour le financement d’opérations terroristes à l’échelle internationale), fut versée à deux agents du renseignement saoudien opérant aux États-Unis."

C'est à se demander qui il gênait le plus, ses amis ou ses ennemis ?

Sources :
http://www.voltairenet.org/La-Syrie-aurait-elimine-Bandar-ben
http://www.voltairenet.org/Riyad-ne-confirme-ni-n-infirme-la
http://blogs.mediapart.fr/blog/rachid-barbouch/280712/le-cheikh-abdellah-ben-mohamed-al-thani-aurait-ete-assassine
http://www.solidariteetprogres.org/HSBC-les-operations-terroristes-du-Prince-Bandar-au-Moyen-Orient-et-Obama_08939

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Sam 4 Aoû - 10:35

Suite de l'affaire de l'attentat contre le prince Bandar (dont je parlais ici) :
Un quotidien saoudien dément la mort du prince Bandar
Réseau Voltaire, le 4 août 2012

Le quotidien saoudien Arab News dément dans son édition du 4 août la mort du prince Bandar ben Sultan [1]. Arab News est un quotidien autorisé à parler au nom de la famille royale. Il est la propriété du prince Salman ben Abdulaziz, prince héritier et ministre de la Défense du royaume. L’auteur de l’article, Ali Bluwi, est journaliste économique et… consultant en communication de crise à… Washington.

Selon Arab News, la dépêche du Réseau Voltaire [2] aurait été écrite par Thierry Meyssan qui serait proche des services secrets iraniens (La Vanguardia assurait au contraire, également ce matin, qu’il était financé par le général déserteur Manaf Tlass, tandis que Le Monde de ce soir le qualifiait de « propagandiste de la dictature baasiste » – à défaut de répondre à ses objections, chacun de ces journaux agite l’épouvantail qui lui parait le mieux discréditer leur brillant contradicteur).

Selon le quotidien saoudien, le prince Bandar aurait participé à deux réunions officielles depuis son prétendu décès.

Le quotidien poursuit, toujours sous la signature du consultant en communication de crise : « Tous les sites internet [qui se sont intéressés au sort du prince Bandar] attendent une confirmation ou une infirmation [de la nouvelle] par le gouvernement saoudien. Mais cela n’aura pas lieu et le prince Bandar n’apparaîtra pas en public, à moins que des raisons politiques ou de sécurité le requièrent. La propagande iranienne et syrienne et leurs médias seront confondus ».

Arab News évoque l’attentat du 26 juillet et le possible décès de Mishaal Al-Qani, adjoint du prince Bandar, là encore sans confirmer, ni infirmer.

Prenant acte des informations d’Arab News sur les activités du prince Bandar, le Réseau Voltaire lui souhaite un prompt rétablissement et espère qu’aucune obligation officielle ne viendra troubler sa convalescence.

[1] « Thierry Meyssan and Prince Bandar bin Sultan », par Ali Bluwi, Arab News, 4 août 2012.

[2] « La Syrie aurait éliminé Bandar ben Sultan en représailles de l’attentat de Damas » et « Riyad ne confirme, ni n’infirme, la mort du prince Bandar », Réseau Voltaire, 29 et 30 juillet 2012.
http://www.voltairenet.org/Un-quotidien-saoudien-dement-la

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Lun 6 Aoû - 5:17

Les événements tragiques qui se sont déroulés en Egypte ces derniers jours avec l'attaque de garde-frontières egyptiens par des terroristes ou combattants (on ne sait plus trop, cela dépend des enjeux et intérêts stratégiques et économiques divers Rolling Eyes ), semble rendre la situation encore plus explosive à la fois pour l'Egypte de Morsi et à la fois pour Israël...

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120806.AFP4931/l-egypte-promet-de-venger-ses-gardes-frontiere-tues-dans-le-sinai.html

Idem en syrie....

Bien que tous les responsables de l'opposition syrienne le réfutent formellement, Al-Qaida est en train d'infiltrer la « révolution » syrienne sur le terrain. Pour cela, les dirigeants de la nébuleuse islamique jouent sur le fait que l'opposition syrienne est totalement morcelée et que seules les structures opérationnelles d'Al-Qaida présentent un semblant d'organisation. De plus, les activistes qui servent au sein de ces unités ont, pour beaucoup d'entre eux, une expérience du combat, ce qui n'est pas le cas des membres de l'Armée syrienne libre (ASL). En effet, les groupes dépendant d'Al-Qaida sont essentiellement composés de combattants ayant fait leurs preuves en Irak contre les forces américaines, pendant des années. Des volontaires étrangers proviennent également d'autres théâtres de guerre, à l'exemple des Libyens qui ont connu les combats contre les forces du colonel Kadhafi. Ces activistes expérimentés embrigadent des jeunes sunnites au sein de la population syrienne, la priorité étant désormais donnée au recrutement local. D'ailleurs, cette nouvelle stratégie développée par Al-Qaida est aussi d'actualité sur les théâtres sahélien, somalien, yéménite et tchétchène.

Cette évolution est un retournement complet de situation pour le régime du président Bachar el-Assad, qui a soutenu durant des années les activistes d'Al-Qaida. En effet, depuis 2003, la Syrie servait de point de passage et de repli pour les volontaires internationalistes qui combattaient en Irak. Un des repaires accueillant des activistes d'Al-Qaida se trouvait à Al-Sukariya, dans la province de Dair Al-Zoar, près de la frontière irakienne. Les Américains ont effectué un raid contre cette installation en 2008. Le général Assef Shawkat, beau-frère du président et directeur du renseignement militaire de l'époque - il a été tué lors de l'attentat du 18 juillet 2012 -, était même venu inspecter les dégâts. Bien sûr, les autorités syriennes avaient alors prétendu que seuls sept innocents civils avaient été tués.

Les unités d'Al-Qaida en Syrie
Globalement, il y a actuellement en Syrie sept groupes qui se réclament d'Al-Qaida :

•le Front Al Nusra pour la défense du Levant, d'Abou Muhammad al-Julani ;
•les Brigades Abdullah Azzam du Saoudien Majid bin al Majid ;
•la Brigade du martyr Al Baraa Ibn Malik ;
•la Brigade des révolutionnaires de Tripoli, du Libyen Mahdi al-Harat, l'ancien adjoint d'Abdelhakim Belhadj, le chef des forces insurgées libyennes à Tripoli ;
•la Brigade de l'Islam (Liwa al Islam) ;
•Fatah al-Islam, dont le chef, Abdel Ghani Jawhar - recherché au Liban pour le meurtre de 14 militaires en 2007 -, a été tué en Syrie fin avril ;
•la Brigade Omar Farouq en Syrie[1].
D'autres groupes devraient apparaître dans l'avenir, d'autant qu'il est habituel pour eux de changer d'appellation afin de brouiller les pistes de ceux qui les poursuivent. Par contre, pour l'instant, il ne semble pas qu'il y ait un commandement central qui chapeaute toutes ces unités afin de coordonner leurs opérations. Cette phase n'est pas encore d'actualité. Pour le moment, les différents groupes mènent des actions décentralisées, destinées à enrôler un maximum de recrues pour créer des unités structurées, puissantes et opérationnelles. En effet, l'appellation « Brigade » n'est pas à prendre au sens occidental du terme. Il s'agit de groupes qui peuvent aller de quelques dizaines à plusieurs centaines d'activistes. L'unification sous la bannière d'un « Etat islamique de Syrie » se fera donc plus tard.

La présence des djihadistes internationalistes d'Al-Qaida a été détectée grâce aux savoir-faire importés : les attentats à la voiture piégée, des actions-suicide et les engins explosifs improvisés (EEI ou IED en anglais) qui créent de lourdes pertes aux sein des blindés de l'armée régulière. Depuis décembre 2011, plus de 35 cas de voitures piégées et dix attentats-suicide ont été répertoriés. Quatre de ces derniers ont d'ailleurs été officiellement revendiqués par le Front Al Nusra. Ce dernier mouvement a également conquis le poste frontière avec la Turquie de Bab al-Hawa, situé sur l'axe Iskenderun - Alep. C'est désormais un point de ralliement des djihadistes internationalistes qui sont bien décidés à en découdre avec les « Nusayris », autre appellation des Alaouites dont fait partie le président Assad.

Un front syro-irakien est en train de se constituer

Les actions qui se déroulent en Syrie ne doivent pas être dissociées de ce qui se passe aujourd'hui en Irak. Par exemple, la vague d'attentats qui a eu lieu fin juillet 2012, lors d'une opération coordonnée dans quinze ville différentes[2], doit être considérée comme une même vague destinée à s'en prendre à tous ceux qui ne sont pas sunnites dans les deux pays. Abou Bakr al-Husseini (al-Baghadadi), le mystérieux chef de l'Etat islamique d'Irak, l'a d'ailleurs revendiqué dans une déclaration faite sur le net. Pour lui, la lutte qu'il appelle « abattre les murs » couvre les deux pays.

La stratégie d'Al-Qaida vise à créer un Etat sunnite à cheval sur la frontière des deux Etats. Cette « entité » devra servir à s'attaquer aux ennemis ancestraux des sunnites extrémistes : les chiites, les Américains, Israël, les juifs, les chrétiens, etc. Déjà, des groupes d'activistes font le va et vient entre les deux pays au gré des opportunités d'action. Un des principaux points de passage se trouve dans la région de Falloujah, qui est de nouveau contrôlée par Al-Qaida. Cette terre ne fait donc plus qu'une.

Le rôle de Téhéran
Téhéran, tout comme Damas, se retrouve désormais pris à son propre piège. En effet, l'Iran a soutenu dans le passé Al-Qaida en vue de nuire aux intérêts américains, particulièrement en Irak. En conséquence, ce sont maintenant des guerriers entraînés qui s'attaquent aux intérêts chiites dans la région. L'Iran et la Syrie se retrouvent aujourd'hui dans l'obligation de lutter contre ce qu'ils ont aidé à créer.

Ainsi, le leader de la branche iranienne d'Al-Qaida, le Koweitien Muhsin al-Fadhli[3], devrait tenter de quitter prochainement l'Iran pour rejoindre la Syrie. En effet, il risque à tout moment d'être placé en « résidence surveillée », comme c'est déjà le cas pour son prédécesseur Yasin al Suri. Ce dernier est, de plus, sous le coup d'une menace d'expulsion vers la Syrie, ce qui constituerait un geste fort vis-à-vis des groupes d'Al-Qaida sévissant dans ce pays. Al-Fadli est secondé en Iran par Adel Radi Saker al Wahabi al Harbi, un des Saoudiens faisant partie de la liste des 58 personnes les plus recherchées du Royaume. Il faut dire qu'il est considéré comme un chef de guerre extrêmement dangereux ayant combattu en Afghanistan et au Pakistan.

Un des signes de l'exaspération de Téhéran vis-à-vis d'Al-Qaida est l'extradition, vers la Mauritanie, le 2 avril 2011, de Mahfouz Ould al-Walid - alias Abou Hafs al Mauritani - un important idéologue islamique. Jamais auparavant Téhéran n'avait extradé vers un pays demandeur un activiste d'Al-Qaida présent en Iran. Au pire, ils étaient renvoyés vers un pays qui leur faisait un bon accueil comme le Pakistan. Le 24 avril 2012, en représailles à la politique de Téhéran jugée hostile à Al-Qaida, des activistes ont attaqué à la voiture piégée les bureaux de l'attaché culturel iranien à Damas - en fait, une représentation du Vevak (le ministère du Renseignement iranien) en Syrie. A noter cependant qu'al-Walid vit désormais en liberté après s'être engagé à ne plus entretenir de contact avec des mouvements prônant la violence.

A noter que la branche d'Al-Qaida en Iran a longtemps été dirigée par l'Egyptien Saif al-Adel, qui était un « protégé » d'Ayman al-Zawahiri. Toutefois, ce dernier avait également été placé en résidence surveillée et n'était parvenu à partir qu'en 2010, échangé contre Hesmattollah Attazardeh, un diplomate iranien enlevé au Pakistan, en 2008[4]. Après la mort d'Oussama Ben Laden, il a même été question qu'il prenne la direction d'Al-Qaida, n'étant devancé qu'au dernier moment par Al-Zawahiri, plus connu à l'international. Il se trouverait actuellement au Waziristan, dans les zones tribales pakistanaises, mais il n'est pas exclu qu'il se retrouve bientôt en Syrie.

Téhéran apporte son soutien actif au régime syrien, particulièrement en lui « prêtant » des membres de la force Al-Qods des Gardiens de la Révolution. Ironie du sort, c'est cette unité comparable à un « service action » qui a encadré la branche iranienne d'Al-Qaida pendant des années. Toutefois, comme Al-Qods connaît bien ces activistes qu'elle a contribué à former, cette force pourrait se montrer redoutablement efficace dans l'avenir.

Par contre, il faut se souvenir que Téhéran a toujours su se montrer extrêmement pragmatique. C'est pour cette raison que des contacts discrets auraient été noués avec une partie de l'opposition syrienne. En cas de retournement de la situation, cela pourrait lui être utile. Il est également possible que la force Al-Qods continue à garder sous la main une branche d'Al-Qaida à base de djihadistes étrangers. En effet, cela est bien pratique pour mener des opérations clandestines sous un autre pavillon.
*
Les actions les plus redoutables menées aujourd'hui contre le pouvoir syrien sont majoritairement le fait des groupes dépendant d'Al-Qaida. Leur professionnalisme est bien supérieur à celui des membres de l'ASL, composée essentiellement d'appelés du contingent et d'officiers subalternes peu aguerris. Dans certains endroits, des incidents sont même signalés entre combattants internationalistes et membres de l'ASL, lesquels ne voient pas l'arrivée d'activistes étrangers d'un bon oeil.

Fin juillet, les combats redoublent d'intensité mais les forces syriennes n'ont pas encore donné à plein. En particulier, les chasseurs bombardiers ne sont pas encore intervenus, conformément à la demande des Russes pour une question d'image de marque à l'étranger. L'intervention de Téhéran est aussi restée discrète et pourrait bien s'intensifier dans les semaines qui arrivent. Elle aura surtout pour but d'essayer de neutraliser les activistes d'Al-Qaida, particulièrement, en tentant de les couper de leurs bases arrières situées en Irak et au Liban.

De plus, Téhéran qui sait très bien que la révolution en Syrie est en fait pilotée de l'étranger pour lui nuire va tenter d'internationaliser le conflit y entraînant si possible les Israéliens. Pour cela, des attentats du type de celui de Burgas (Bulgarie), survenu le 18 juillet, pourraient bien se multiplier. Tout le monde a les yeux tournés vers les Jeux olympiques de Londres, mais les infrastructures sportives y sont étroitement surveillées. D'autres lieux moins protégés risquent d'être visés même si rien n'est à exclure formellement.

Contrairement à ce que prétend la propagande savamment relayée par les medias occidentaux, malgré les « succès » militaires enregistrés par la « résistance » à Damas, à Alep et aux frontières turque et irakienne[5], le renversement du régime du président Bachar el-Assad est loin d'être acquis. La guerre civile devrait donc perdurer dans le temps.

Quant à une intervention militaire internationale, il est totalement illusoire d'y penser pour deux raisons :

- jamais l'ONU de donnera son accord car Moscou[6] et Pékin s'y opposeront formellement, ces deux capitales étant désormais trop engagées aux côtés de Damas pour songer un instant faire marche arrière ;

- les risques militaires sont beaucoup trop importants et les opinions publiques des pays « agresseurs » n'accepterait en aucun cas les pertes qu'une intervention musclée provoquerait de part et d'autre. De plus, s'il est aisé de définir où elle commencerait, il est impossible de savoir où elle se terminerait. En effet, un embrasement de la région toute entière ne serait alors pas à exclure.

--------------------------------------------------------------------------------

[1] Il n'est pas sûr que cette unité soit la même que la Brigade Al-Farouq, un groupe très actif de l'Armée syrienne libre dirigée par Abdul Razzaq Tlass, un des neveux de l'ancien ministre de la Défense Moustafa Tlass et cousin du général Tlass, un ami d'enfance du président Assad qui a également fait défection.
[2] Elle a causé la mort d'au moins 116 personnes et fait plus de 300 blessés.
[3] Muhsin al-Fadhli est loin d'être un inconnu. Il aurait participé à l'attaque contre l'USS Cole au large du Yémen, en 2000, et contre le pétrolier français Limburg, en 2002. Il aurait ensuite commandé la « Brigade des lions de la péninsule (arabique) » et a été condamné à dix ans de prison par contumace par un tribunal américain pour diverses opérations terroristes en 2005. Il a été en relations avec d'Abu Moussab Al-Zarkawi. Il collectait des fonds pour le compte d'Al-Qaida ,particulièrement au Koweït où, étrangement, il avait été relaxé de toute charge pesant sur son cas.
[4] Le Koweitien Sulaiman Abou Ghaith, ancien porte-parole de Ben Laden, a également pu bénéficier de cet échange pour quitter l'Iran.
[5] Succès qui risquent fort d'être éphémères.
[6] Moscou ne soutient pas le président Assad mais une certaine stabilité en Syrie. En effet, plus que l'accès de sa flotte au port de Tartous, l'important pour la Russie est sa défense contre l'islam radical. La Syrie est considérée comme le dernier avant-poste qui protège le Caucase d'une expansion islamique....

sources :

http://www.cf2r.org/fr/notes-actualite/syrie-al-qaida-infiltre-la-revolution.php

via "israel flash"

--------------------------------------------------------------------------------

Comment dire ? Dans tout ce merdier, une chatte n'y retrouverait pas ses petits.. moi non plus.. je suis de plus en plus perplexe au fur et à mesure que ce conflit et ses extensions (ou bien est ce l'inverse ?) devient de plus en plus complexe et surtout il me semble incontrôlable...

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Message  Non2 le Lun 6 Aoû - 8:46

Pas pour rien que tu ne t'y retrouves pas ! Cet article est une longue tartine qui mélange tout, je ne prends même pas la peine de rechercher ce qui est vrai de ce qui est faux dedans. Je vais me contenter de signaler trois choses qui m'ont sauté aux yeux.

1.- L'auteur assimile les brigades Al-Qods à une sorte d'antenne d'al-qaeda. Or, si ces brigades sont essentiellement sunnites, leur idéologie va chercher ses sources aussi bien chez des penseurs sunnites que chez des penseurs chiites, notamment iraniens, ce qui ne colle pas, mais alors pas du tout avec les "al-qaedistes" qui ne supportent absolument pas ce qui vient du chiisme. Est-ce donc un article écrit par un nigaud qui y connait encore moins que moi dans cette histoire ou une tentative de mêler la résistance palestinienne aux intégristes d'al-qaeda pour permettre à Israël de passer à la solution finale vis-à-vis des Palestiniens ?

2.- Il prétend aussi que Téhéran a soutenu al-qaeda .... même remarque, l'Iran est essentiellement chiite !

3.- il prétend aussi que
... Téhéran qui sait très bien que la révolution en Syrie est en fait pilotée de l'étranger pour lui nuire va tenter d'internationaliser le conflit y entraînant si possible les Israéliens. ...
Ben voyons ! Il ne faut pas oublier que, si le conflit est officiellement interne à la Syrie, il est de fait international dès le départ.

Aussi, quel serait l'intérêt de l'Iran (qui n'a pas d'armes nucléaires) à pousser Israël (qui en a entre 200 et 300 selon les sources) dans ce conflit ? Les Iraniens, prochaines cibles désignées après la Syrie, seraient-ils masochistes ?

Et encore, qu'est-ce qui retient Israël d'entrer dans ce conflit où ils ont intérêt (et peut-être envie) à intervenir (possibilité d'installation de missiles à proximité de l'Iran) ? Je ne vois que deux choses, deux erreurs tactiques des Occidentaux (Israël inclus).
  • d'abord l'erreur d'avoir enclenché l'activation d'al-qaeda, un monstre dont ils ne sont probablement plus tout à fait maîtres, et qui à la base est hostile à Israël, ce qui pourrait déclencher un phénomène d'arroseur arrosé
  • ensuite, l'échec de la dernière opération de déstabilisation de la Syrie : la bataille de Damas a été gagnée par les troupes syriennes beaucoup plus vite qu'ils n'avaient prévu, et ce sans dégarnir la frontière syrio-israélienne, ce qui leur permet de s'occuper de l'agression d'Alep plus sereinement (encore que ça dépend beaucoup du soutien de l'OTAN, de la Turquie et des états du Golfe aux terroristes). Mais il est peu probable qu'Israël attaque la Syrie tant que le pays maintient des troupes suffisantes à cette frontière.

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Non2 le Lun 6 Aoû - 11:54

Démasqué, le président du Conseil des ministres s’enfuit
Réseau Voltaire, le 6 août 2012

Se sentant démasqué, le président du Conseil des ministres syriens, Riad Hijab, a été exfiltré par l’OTAN vers le Liban, dimanche 5 août 2012.

L’agence de presse nationale syrienne (SANA) n’a pas rendu compte de l’événement, se contentant de signaler qu’il avait été « démis de ses fonctions ».

La Syrie étant un régime présidentiel (comme les États-Unis), les ministres sont nommés directement par le président de la République et cette vacance n’a pas d’incidence sur le reste du gouvernement. Le président Bachar el-Assad a demandé à l’un des quatre vice-présidents du Conseil, Omar Ghalawanji, d’exercer les fonctions de président du Conseil des ministres.

Le chef de l’Armée syrienne libre a annoncé que M. Hijab avait fait défection avec d’autres ministres. La télévision syrienne a montré des images panoramiques de la réunion du Conseil des ministres sous la présidence d’Omar Ghalawanji afin que chacun puisse constater que nul ne manque à l’appel. En outre, le ministre des Biens cultuels –dont le nom avait été cité par une agence de presse- a fait une déclaration à la télévision sur un sujet secondaire afin de mettre un terme aux rumeurs de la presse occidentale le concernant.

La trahison de Riad Hijab est la première d’importance depuis le début de la crise. Selon son porte-parole, Mohamed Otri, qui s’est exprimé depuis la Jordanie, M. Hijab travaillait secrètement au renversement de Bachar el-Assad bien avant d’accepter les fonctions de président du Conseil des ministres, il y a six semaines, le 23 juin.

Le président du Conseil des ministres coordonne la mise en œuvre de la politique intérieure, mais n’a aucun pouvoir en matière de Politique étrangère et de Défense, « domaines réservés » du président de la République.

Comme dans le système constitutionnel états-unien, les principaux pouvoirs de nomination reviennent au président de la République. Le président du Conseil des ministres n’a donc pas pu placer des hommes à lui à des postes stratégiques de l’État.

À ce stade de l’enquête, il semble que l’opération « Volcan de Damas et séisme de la Syrie », qui a échoué, devait consister en un coup d’État militaire auquel Riad Hijab aurait donné une onction civile. Washington et ses alliés pensaient qu’après la décapitation du commandement militaire (attentat du 18 juillet), des généraux et leurs régiments s’empareraient du pouvoir avec l’aide des mercenaires entrant depuis la Jordanie, puis ils l’auraient remis dans les mains de M. Hijab. Le département d’État aurait alors applaudi à la victoire de la « démocratie ».

On ignore à quel moment les services de sécurité ont commencé à douter de la loyauté du président du Conseil des ministres. Celui-ci n’avait pas été inquiété et participait encore hier à une inauguration officielle, mais il avait évité de retourner à son bureau depuis deux jours.

Bien qu’ayant exercé des fonctions au sein du Baas, Riad Hijab était un technocrate, pas un leader politique. Ancien préfet de Lattaquié, jouissant d’une excellente réputation d’administrateur, il avait été nommé ministre de l’Agriculture, puis président du Conseil des ministres parce n’étant pas lié à un courant politique, il semblait plus apte que d’autres à œuvrer à l’unité nationale. C’est le contraire qui s’est produit. N’étant lié à aucun groupe, il a pu changer de bord sans être retenu par un engagement.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Information, Omrane al-Zohbi, a souligné que -à la différence de l’Arabie saoudite- la Syrie est un État, et que la disparition d’un homme ne peut affecter la marche de l’État.
http://www.voltairenet.org/Syrie-Demasque-le-president-du

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Message  Loatse le Lun 6 Aoû - 14:36

non 2 dit : 1.- L'auteur assimile les brigades Al-Qods à une sorte d'antenne d'al-qaeda. Or, si ces brigades sont essentiellement sunnites, leur idéologie va chercher ses sources aussi bien chez des penseurs sunnites que chez des penseurs chiites, notamment iraniens, ce qui ne colle pas, mais alors pas du tout avec les "al-qaedistes" qui ne supportent absolument pas ce qui vient du chiisme.

Effectivement, à première vue ca ne colle pas.. Si les brigades Al-Qods se revendiquaient d' Al Qaeda, le Hamas leur aurait surement réservé le même sort qu'au groupe "Djound Ansar Allah", inspiré - nous dit l'article du point - par ce mouvement. Lequel groupe, en 2009, aurait proclamé gaza "émirat islamique" (j'en crois pas mes yeux ! What a Face What a Face )

Bien entendu depuis 2009 de l'eau a coulé sous les ponts et les ennemis d'hier peuvent devenir les alliés d'aujourd'hui mais tout de même là j'ai un gros doute...

http://www.lepoint.fr/actualites-monde/2009-08-15/le-hamas-elimine-des-allies-d-al-qaida-a-gaza-22-morts/924/0/369173

la suite demain, je suis fatiguée là...

un grand merci pour tes précisions...je vais peut être finir par y voir un peu plus clair ...un jour... geek
Bonne nuit non2


Dernière édition par Loatse le Lun 6 Aoû - 15:10, édité 1 fois

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Re: La Syrie, les médias, les religions, les intérêts, les gens ...

Message  Loatse le Lun 6 Aoû - 15:06

enfin juste une chose, cet article de meyssan sur les raisons du départ du ministre syrien ne sont absolument pas les mêmes que celles que nous donnent les médias télévisés et écrits...

pour TF1, (au 20 heures) ce ministre serait parti parce qu'était prévu l'attaque de la ville ou se trouve sa famille, c'en était trop pour lui (si je comprend bien on peut mourir tant que ce ne sont pas les siens qui risquent d'y passer) que celui ci se serait apercu (d'un coup paf !) que finalement Bassar est un boucher..

D'ailleurs dégouté il part au Qatar (se refaire une santé ?) nous précise le parisien...

http://www.leparisien.fr/international/syrie-le-premier-ministre-rejoint-l-opposition-06-08-2012-2115402.php

On ne peut pas faire plus divergent pour expliquer les raisons de ce départ ! drunken

ps : morice ne peut pas piffrer meyssan, il pense que celui ci est un affabulateur et un tire au flanc (en gros) tu devrais faire un petit tour sur agoravox de temps en temps.. (j'imagine même pas les étincelles entre vous deux... lol! )

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