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Message  Non2 le Lun 16 Avr - 20:29

En Espagne maintenant, la résistance passive est considérée comme un attentat contre l'autorité, et les rassemblements de protestation organisés grâce à internet sont des « délits de participation à une organisation criminelle » !
http://www.legrandsoir.info/espagne-le-ministere-de-l-interieur-projette-de-qualifier-la-resistance-passive-d-attentat-contre-l-autorite-publico.html

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Message  Non2 le Dim 29 Avr - 2:32

Etat espagnol :
La criminalisation de la protestation sociale en marche
LAURA, liberté !
dimanche 29 avril 2012 par CNT

Etat espagnol - La criminalisation de la protestation sociale en marche

Face à une telle offensive, soyons solidaires et ne permettons pas à l’État et au Capital de nous démobiliser.

Sous le couvert de la lutte pour arrêter la violence possible qui peut se produire dans les manifestations de rue, que les coupes sociales présentes et futures provoqueront inévitablement, le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’il était en train de s’accorder avec le ministère de la Justice pour durcir du Code Pénal relatif à l’‟ordre public”. Au douze mesures déjà annoncées pour réprimer plus durement la ‟désobéissance contre l’autorité”, ils veulent ajouter la proposition du secrétaire d’Etat à la Sécurité, Ignacio Ulloa, pour que les associations, partis et syndicats qui appellent à des manifestations « répondent pénalement » pour le comportement de l’un de ses affiliés ayant causé « des dommages avec des implications pénales » au cours de telles actions de protestation.

Bien que le secrétariat d’État à la Sécurité ait insisté sur le fait que l’objectif de ce durcissement répressif n’est pas de porter atteinte au droit de manifester des citoyens, mais d’« éviter la violence qui pourrait se produire lors de manifestations incontrôlées par leurs organisateurs », les faits démontrent que ce n’est pas la violence que l’on veut empêcher mais la protestation sociale, que les gens sortent dans la rue comme ce fut le cas le 29-M.

La preuve de cela est que cette responsabilité est menacée de s’étendre aux parents et aux tuteurs des mineurs qui ont commis de tels dommages et d’inclure la « résistance passive » dans le ‟délit” de « résistance active » ... En Catalogne, en plus des interventions brutales des Mossos d’Esquadra [police catalane] et des arrestations arbitraires liées à la grève générale du 29-M, vient d’être ouverte un site Web de la police catalane pour « identifier les personnes soupçonnées d’avoir commis des actes de violence de rues pendant cette grève. » Une incitation cynique et indigne à la délation citoyenne justifiée par le directeur de la police catalane, Manel Prat, avec ces mots significatifs : « dissuader et prévenir ».

C’est la stratégie de la peur et le gouvernement l’utilise sans vergogne pour intimider les citoyens et les inciter à ne pas s’organiser ou participer à des actes de protestation citoyenne ou à des manifestations syndicales contre les politiques antisociales. C’est pourquoi le directeur de la police autonome n’y est pas allé par quatre chemins en déclarant son intention d’étendre le site Web à « de nouveaux dossiers d’incidents qui se produiront à l’avenir » et promet « la confidentialité maximale » aux personnes qui veulent livrer des informations sur les prétendus ‟vandales”. Et encore moins en disant clairement quel est son objectif : « promouvoir la participation citoyenne à 100%, en même temps que nous voulons une inquiétude citoyenne à 0%. »

Après ces déclarations infâmes et menaçantes de la part d’autorités qui prétendent défendre un régime démocratique, comment s’étonner que soient couvertes des actions policières clairement préjudiciables aux droits des citoyens et que soient poursuivis brutalement ceux qui protestent contre l’injustice sociale ? Oui, comment s’étonner que le gouvernement de Rajoy gracie cinq Mossos reconnus coupables de blessures, torture, mauvais traitements et détention illégale ? Délits pour lesquels ils devaient purger une peine d’interdiction professionnelle, plusieurs années de prison et une amende, selon ce que reconnaissent des sources gouvernementales, et que, suite à l’approbation d’un décret royal, ces agents « retourneront et se réintégreront le corps des Mossos et retrouveront leur statut de fonctionnaires », étant donné que le Conseil des ministres a commué la peine d’interdiction – qui les empêchait d’exercer de nouveau – en celle de suspension...

Oui, comment s’étonner de cela et que, quelques jours plus tard, soit arrêtée la secrétaire à l’organisation de la CGT de Barcelone, Laura Gómez, et que la juge de la Cour d’Instruction n ° 23 de Barcelone décréterait la prison pour sa participation le 29-M à une performance à la porte de la Bourse de Barcelone, au cours de laquelle ont été symboliquement brûlées des boîtes en carton avec des papiers à l’intérieur. Une action de protestation pour laquelle le ministère public a demandé et que la juge a décrété « la détention provisoire avec droit de visite et sans possibilité de libération sous caution étant donné la gravité des faits et pour éviter le risque de fuite, de dissimuler des preuves et l’empêcher de commettre d’autres délits », à une femme, sans antécédents judiciaires, avec domicile fixe, emploi stable et une fille qui vit avec elle. Des considérations et des critères que cette Justice ne prend pas considération ni n’appliquent aux banquiers et politiciens poursuivis par les procureurs anticorruption !

Comment ne pas voir dans tout ce qui précède la preuve de la collusion entre le gouvernement de l’Etat et celui de la Communauté autonome pour criminaliser la protestation sociale ?

Laura, comme tous les autres indignés détenus ou poursuivis, sont les premières victimes de l’actuel Pouvoir autoritaire et répressif au service du Capital, qui cherche à mettre fin aux droits et libertés du peuple travailleur au moyen de lois liberticides et d’une répression de plus en plus brutale. De cette façon, ce Pouvoir veut intimider les citoyens afin qu’ils ne fassent pas cause commune avec les syndicalistes et les indignés qui luttent et ne se résignent pas à vivre à genoux.

C’est pourquoi, aujourd’hui comme hier, lors de la lutte contre la dictature franquiste, il est nécessaire de témoigner activement notre solidarité avec tous ceux qui sont dans les griffes de ce Pouvoir, qui n’a aucun scrupule à s’inscrire de plus en plus dans la tradition fasciste de la répression de la protestation sociale. Soyons solidaires et ne permettons pas à l’État et au Capital de nous démobiliser.

Octavio Alberola
(Traduction : J.F.)

http://laurallibertat.wordpress.com/
http://www.cgtbarcelona.org/

http://www.cnt-f.org/cnt66/spip.php?article779

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Re: En Espagne ...

Message  Non2 le Lun 30 Avr - 10:47

Suspension des accords de Schengen, fermeture partielle de la frontière franco-espagnole et limitation de la liberté de circulation !

L'état espagnol craint des manifestations au rendez-vous de la Banque Centrale €uropéenne qui est prévue pour ce 3 mai à Barcelone.
http://languedoc-roussillon.france3.fr/info/le-boulou--frontieres-fermees-73668426.html
http://www.rfi.fr/europe/20120428-barcelone-securite-avant-rencontre-bce

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Re: En Espagne ...

Message  Non2 le Lun 2 Juil - 11:33


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Re: En Espagne ...

Message  Non2 le Jeu 12 Juil - 19:35

Police
Espagne : « Ils veulent revenir au temps de Franco »

Par Nathalie Pédestarres (6 juillet 2012)


Suppressions de droits syndicaux, quotas d’arrestations illégales à respecter, protocoles et uniformes inspirés de l’armée… Le premier syndicat de policiers espagnols – le Syndicat unifié de la police – dénonce une tentative de militarisation des missions des policiers et de leur corporation. Son secrétaire général exprime également son soutien au mouvement des Indignés.

« Ils veulent revenir au temps de Franco. Et ça, on ne va jamais l’accepter. […] La réforme de la Loi du personnel de la police nous ôte maintenant des droits que nous avions jusque-là. » José Manuel Sánchez Fornet est le secrétaire général du premier syndicat de policiers en Espagne (Sindicato Unificado de la Policía, SUP), il est connu pour son franc-parler. Ce qui le rend furieux, ce sont les derniers amendements de deux lois en discussion à l’Assemblée, concernant la police [1]

« Attirail nazi »

D’abord, l’entrée en vigueur de nouvelles règles protocolaires. Elles sont selon lui inspirées de l’armée et de la Guardia Civil (à statut militaire) : obligation des policiers de défiler au pas, de chanter l’hymne militaire « La muerte no es el final » (La mort n’est pas la fin), l’obligation pour les femmes policiers enceintes d’obtenir une prescription médicale pour pouvoir porter des vêtements civils avant les trois premiers mois de grossesse, imposition d’une longueur règlementaire pour les coupes de cheveux féminines… Le SUP qualifie même le nouvel uniforme – bâton de commandement, casquettes, gabardine – « d’attirail nazi » ! Et dénonce une militarisation esthétique de leur uniforme.

Mais c’est surtout la suppression, dans la « Loi du personnel de la police », de tout un chapitre consacré au droit d’information et de négociation collective qui a déclenché la sonnette d’alarme. Et pas seulement au sein du SUP, mais aussi d’autres syndicats comme la Confédération espagnole de la police (CEP), deuxième syndicat de policiers, traditionnellement en faveur des décisions prises par l’actuel gouvernement de droite.

Violations de droits civiques


José Manuel Sánchez Fornet évoque même pour son syndicat la possibilité de « retourner dans la clandestinité ». Fondé en 1978, alors que débute la transition démocratique après la fin de la dictature franquiste, le SUP a été « hors la loi » jusqu’en 1984 à cause de son activité syndicale au sein d’une police militarisée et très politique. « Nous défendions la démocratisation, la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Constitution espagnole… Enfin : une police civile au service des citoyens et respectueuse de leurs droits. »

Pendant le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero, le SUP a combattu la politique du chiffre, cause de nombreuses violations des droits civiques. En 2010, la police espagnole a comptabilisé 10 millions de contrôles d’identité, dont un million d’immigrés et 8 millions de jeunes, effectués de façon arbitraire et abusive. Le SUP a récemment porté plainte contre une inspectrice et un agent de police de Benidorm qui avaient fait le pari de contrôler l’identité du plus grand nombre de personnes en une nuit, se postant aux gares ferroviaire et routière… Un syndicat de policiers portant plainte contre des policiers au nom de la déontologie, ce n’est pas de ce côté des Pyrénées que cela se produirait !

Des policiers soutiennent les « Indignés »

D’après José Manuel, ces violations des droits et abus d’autorité expliquent aussi l’émergence du mouvement des Indignés (appelé 15M) : « Si, dans un pays qui compte 5 millions de chômeurs [dont 40 % sont des jeunes, ndlr], la police contrôle systématiquement l’identité des jeunes et distribue des amendes de 300 euros chaque fois qu’elle en interpelle un ou plusieurs avec une boulette de hachisch, tout ce qu’elle réussi à faire, c’est alimenter un sentiment d’animosité envers la police. » En mai dernier, une circulaire de la Direction générale de la police remontait jusqu’au ministre de l’Intérieur pour dénoncer « une restriction illicite des droits et libertés des immigrés » et demander que soient interdits les quotas de contrôles d’identité ou les détentions d’étrangers « fondées uniquement sur des critères ethniques ». Un débat qui fait écho en France… Et devrait intéresser Manuel Valls.

En septembre 2011, Javier Roca Sierra, un policier de Madrid, était sanctionné avec cinq jours de « mise à pied » assortie d’une suspension de salaire pour avoir exprimé publiquement son soutien au mouvement du 15M. « Eh bien, moi, je suis d’accord avec lui et avec ce mouvement social, lance José Manuel Sánchez Fornet, qui s’est fendu d’un de ses fameux communiqués pour manifester l’accord d’une partie du collectif policier avec les principes du mouvement social. « Il est bien, [le mouvement du 15-M] ,il est légal, il défend plus d’honnêteté, plus de décence, plus de droits pour tous. Il faut donc le soutenir. »

Entre maintien de l’ordre et contestation


Des images et des vidéos montrant des violences policières à l’encontre de manifestants et de journalistes ont pourtant été largement diffusées sur les réseaux sociaux… Le dirigeant syndical, également prompt à défendre sa corporation, évoque une manipulation médiatique de la part des « Indignés ». En mai dernier, des policiers madrilènes accusés d’agressions par les manifestants de la Puerta del Sol ont ainsi exigé des sanctions contre les « Indignés » pour « fausses dénonciations ».

José Manuel Sánchez Fornet reconnaît cependant qu’il y a aussi une minorité de policiers fauteurs de troubles : « Si c’est le cas, ils seront sanctionnés comme tout policier qui commet un délit. Parce que provoquer la violence est un délit. Et je le dénoncerai comme j’ai déjà dénoncé l’abus des contrôles d’identité, n’en déplaise à certains… » Assurer le maintien de l’ordre tout en partageant les valeurs d’un mouvement social que l’on a ordre de réprimer, un difficile exercice d’équilibriste.

Nathalie Pédestarres

Photo : © EFE/Fernando Villar
Notes

[1] Loi de l’uniforme et Loi du personnel de la police.

http://www.bastamag.net/article2535.html

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