L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

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L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Message  Non2 le Jeu 9 Fév - 4:21

L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Depuis l’apparition des premières cultures d’OGM en Europe il y a quelques années, les apiculteurs ne cessent d’alerter les pouvoirs publics sur l’impossible coexistence entre ces cultures et l’apiculture. Sous l’influence du lobby OGM et semencier, la Commission Européenne et les autorités nationales sont jusqu’à présent restées sourdes à cet appel.

Or, un apiculteur allemand qui a constaté la présence de pollen de maïs OGM MON 810 dans son miel a intenté une action en justice. Le 5 septembre 2011, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) a décidé qu’un tel miel ne pouvait pas être commercialisé [1].

Nos gouvernants ne peuvent donc plus feindre d’ignorer cette réalité : l’autorisation de cultures d’OGM en plein champ serait fatale à l’apiculture (miel, pollen, propolis) et à l’abeille.

Gare aux manigances

Les consommateurs européens ne veulent pas d’OGM dans le miel. La prise de conscience environnementale est devenue telle que la Commission Européenne ne peut prendre le risque de sacrifier délibérément l’abeille au profit de multinationales. Depuis la décision de la CJUE, les tractations vont pourtant bon train.

L’arrêt de la Cour de Justice s’appuie sur le fait que le pollen de maïs MON 810 n’est pas autorisé à la consommation humaine. Des manipulations juridiques qui permettraient de contourner cette interdiction dans le cas du miel sont à l’étude, au mépris de la transparence exigée par les consommateurs.

Seule solution : le moratoire

La coexistence des cultures OGM en plein champ et de l’apiculture est impossible. Personne ne peut plus ignorer cette réalité.

L’abeille est un élément indispensable de l’environnement, de la biodiversité, et un atout incontournable pour la pollinisation de nombreuses cultures. Déjà mise à mal par la pression des pesticides, elle pourrait tout bonnement disparaître de nos campagnes par décision politique, ou être accusée de disséminer les pollens OGM !

Face à ce risque inadmissible, nous demandons instamment à John Dalli, Commissaire européen à la Santé et à la Consommation, et à nos décideurs européens et nationaux de protéger l’abeille, l’apiculture et les professionnels de l’apiculture et de :
- suspendre immédiatement et ne pas renouveler l’autorisation de culture en plein champ du maïs MON 810,
- bloquer l’avancée de tous les dossiers de plantes génétiquement modifiées nectarifères ou pollinifères,
- faire évaluer rigoureusement l’impact des plantes transgéniques sur les ruchers, notamment les couvains et les abeilles hivernales, et de rendre publics tous les protocoles et résultats
- respecter le droit à la transparence pour les consommateurs.

Le miel et les produits de la ruche doivent rester des aliments sains et naturels.

[1] UE : le miel contaminé par des OGM ne peut être mis sur le marché sans autorisation spécifique, Inf’OGM

Pétition sur http://www.ogm-abeille.org/#petition (le texte est au-dessus du formulaire).

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Re: L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Message  Loatse le Ven 10 Fév - 14:26

En parcourant sur le net de nombreux articles sur les cultures ogm (les pro-ogm et les contres) j'ai pu me faire une opinion sur la question de ce maïs MON 810 qui ne va pas dans le sens de l'article...

Celui ci certes produit son insecticide, qu'il y ait prédateur ou non. Mais à la différence des mais non ogm, il ne s'agit apparemment pas d'un insecticide chimique mais bien d'une protéine...

Aucune étude n'a été faite à ce jour prouvant l'inocuité ou pas des ogm sur l'humain et l'environnement... sauf celle des semenciers qui affirme que les ogm sont inoffensifs, :

Mais ce qu'on oublie c'est que l'homme a commencé il y a 10 000 ans par hybrider (soit modifier génétiquement) du blé sauvage impropre à la culture, le stocker puis en vendre les semences...

donc dans cette logique ci, nous ne devrions plus nous nourrir de tomates ni de blé...


Quand à renoncer aux pesticides et engrais chimiques de nos cultures non ogm; ça entrainerait inévitablement une production agricole en chûte libre (car les cultures ne seraient plus protégés contre les insectes nuisibles, les bactéries et les virus).

- 65 millions de bouches à nourrir en France si possible sans importer... ( pour cause d'indice carbone à respecter si l'on veut être cohérent)...

Une réduction de la production donc, entraînerait par voie de conséquence une hausse vertigineuse des fruits et légumes et tous les plats transformés produits en France. Qui pourra encore se payer une barquette de fraise ? (qui sont, soit dit en passant, elle même issues d'une transformation génétique de la fraise des bois sauvage...)

Tant que ne se produit pas une résistance au Bacillus thuringiensis (le pesticide naturel de ce maïs qui se dissout dans les sols comme dans les organismes), ce maïs MON 810 ne me paraît pas nocif pour l'abeille à première vue, au contraire de son homologue non génétiquement modifié qui nécessite lui des épandages en grosses quantités de produits hautement toxiques pour notre maya l'abeille...

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Re: L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Message  Non2 le Ven 10 Fév - 21:31

Loatse a écrit:Celui ci certes produit son insecticide, qu'il y ait prédateur ou non. Mais à la différence des mais non ogm, il ne s'agit apparemment pas d'un insecticide chimique mais bien d'une protéine...
En fait, le Bacillus thuringiensis (Bt) est un bacille (une bactérie) qui synthétise une série de protéines sous forme de cristaux, et ce sont ces cristaux qui sont toxiques au moins pour les insectes. Il ne s'agit donc pas d'un produit chimique minéral synthétique, mais d'un produit chimique organique produit naturellement par une bactérie naturelle introduite artificiellement par une plante transformée synthétiquement (génétiquement).

Loatse a écrit:Aucune étude n'a été faite à ce jour prouvant l'inocuité ou pas des ogm sur l'humain et l'environnement... sauf celle des semenciers qui affirme que les ogm sont inoffensifs, :
Mouais, ça, c'est de la mauvaise foi. C'est tout de même in insecticide. Et ce suffixe "-cide" signifie "qui tue". Inoffensif ? Suspect

Loatse a écrit:Mais ce qu'on oublie c'est que l'homme a commencé il y a 10 000 ans par hybrider (soit modifier génétiquement) du blé sauvage impropre à la culture, le stocker puis en vendre les semences...

donc dans cette logique ci, nous ne devrions plus nous nourrir de tomates ni de blé...
D'abord, l'hybridation est un phénomène naturel qui a commencé bien avant que l'homme ne s'en mêle, avant même qu'il n'y aie des mammifères sur terre. La plupart des hybrides ne peuvent pas se reproduire, n'étant pas viables dans un environnement donné. Les autres, qui se reproduisent, le font forcément par hybridation au départ. Lorsqu'un hybride de plusieurs générations se reproduit avec un de ses semblables, et que cela dure sur plusieurs générations, on en arrive alors à une nouvelle variété dans l'espèce.

Les choix de cultures faits par l'espèce humaine se sont portés donc sur la sélection des variétés naturellement existantes, et l'hybridation restait naturelle. Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'on a commencé à tenter nous-mêmes des hybridations.

Un insecticide (Bt compris) s'en prend à tous les insectes et tous les arthropodes en général, les indésirables, leurs prédateurs, les pollinisateurs et ceux qui ne font que passer. Probablement aussi à d'autres embranchements que les arthropodes, comme par exemple les oiseaux, que ce soit par empoisonnement indirect ou par manque de nourriture.

C'est important par rapport au temps (années, décennies, siècles). Les hybridations, naturelles ou provoquées, s'espacent sur de longues générations de la plante, ce qui permet au reste de l'environnement de s'adapter.



Je continuerai tout à l'heure, je dois partir. Wink

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Re: L’impossible coexistence « OGM / apiculture » établie par la justice

Message  Non2 le Sam 11 Fév - 5:50

On en était donc au temps .... je repends.

C'est important par rapport au temps (années, décennies, siècles). Les hybridations, naturelles ou provoquées, s'espacent sur de longues générations de la plante, ce qui permet au reste de l'environnement de s'adapter.

Avec l'hybridation naturelle, et même avec celle provoquée par l'humain, le reste de la nature a le temps de s'adapter. Ce qui n'est pas le cas avec les ogm, puisque ceux-ci mettent l'ensemble de la nature sous la pression d'un organisme capable d'en détruire une bonne partie sans que celle-ci aie le temps de s'adapter. Donc, si même les destructeurs des cultures en pâtissent, ce n'est pas autant que leurs prédateurs et leurs concurrents. Il en résulte donc un risque de disparition de nombreuses espèces utiles, ainsi que la mithridatisation des espèces visées, ce qui rend l'insecticide inutile dans son but propre, et nuisible pour le reste.

Loatse a écrit: Quand à renoncer aux pesticides et engrais chimiques de nos cultures non ogm; ça entrainerait inévitablement une production agricole en chûte libre (car les cultures ne seraient plus protégés contre les insectes nuisibles, les bactéries et les virus).
Grosse erreur due à une confusion. La chute de production est réelle et actuelle, et elle est due essentiellement à un appauvrissement des sols et à leur érosion.

L’appauvrissement, et même la mort des sols est due en grande partie aux méthodes de monocultures intensives et à l'utilisation d'engrais minéraux, mais aussi à la disparition de nombre de bactéries et d'animaux (essentiellement les vers) qui meurent dans le sol imprégné de substances toxiques (pesticides et engrais divers).

L'érosion est elle due à la minéralisation des sols, conséquence de l'engraissement minéral.

Pour avoir de nouveau des sols productifs, il faudrait en revenir progressivement à des méthodes de cultures avec rotation, une réduction drastique de la monoculture, et un engraissement organique des sols (du fumier et du compost à la place des produits chimiques).

Loatse a écrit:Une réduction de la production donc, entraînerait par voie de conséquence une hausse vertigineuse des fruits et légumes et tous les plats transformés produits en France. Qui pourra encore se payer une barquette de fraise ? (qui sont, soit dit en passant, elle même issues d'une transformation génétique de la fraise des bois sauvage...)
Essaye d'imaginer le prix des denrées si on les payait à un prix qui puisse faire vivre correctement les agriculteurs ... tu seras surprise. Tu connais encore beaucoup de plats transformés qui sont faits en France (ou en Europe de l'Ouest en général) ? Suspect

Ah oui, les fraises ... une transformation qui s'est faite sur des millénaires sure base de l'espèce sauvage ... sans hybridation connue, uniquement par sélection.

Loatse a écrit:Tant que ne se produit pas une résistance au Bacillus thuringiensis (le pesticide naturel de ce maïs qui se dissout dans les sols comme dans les organismes), ce maïs MON 810 ne me paraît pas nocif pour l'abeille à première vue, au contraire de son homologue non génétiquement modifié qui nécessite lui des épandages en grosses quantités de produits hautement toxiques pour notre maya l'abeille...
Le Bt, naturel ou d'origine génétiquement modifiée, est un insecticide. Un insecticide est toujours nocif pour les insectes ! Toujours !

Quant à la résistance à laquelle tu fais allusion (mithridatisation), on ne l'a observée que sur les espèces contre lesquelles on a créé ces ogm. CQFD ... Sad

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